- À l’issue du Conseil des ministres, ce mercredi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a encouragé les victimes liées à l’affaire Epstein « à parler et à se tourner vers la justice ».
- Alors qu’Emmanuel Macron estimait lundi que cette affaire « concerne surtout les États-Unis », la publication des documents par la justice américaine a suscité plusieurs révélations en France.
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Trump, Clinton, Prince Andrew, Lang… L’affaire Epstein éclabousse des personnalités du monde entier
La France doit-elle se pencher sur les innombrables ramifications de l’affaire Epstein ? Alors qu’Emmanuel Macron jugeait, lundi, que les dernières révélations liées à la publication de plusieurs millions de documents par la justice américaine, fin janvier, «
concernent surtout les États-Unis
«
, plusieurs affaires en cours ont ouvert un volet français.
Ces derniers jours, l’ouverture d’une enquête du parquet national financier pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang – ce dernier a dû démissionner de l’Institut du monde arabe –, la plainte d’une Suédoise pour un viol commis dans les années 1990 et les dernières révélations sur les liens entre un diplomate et Jeffrey Epstein montrent que la France n’est pas épargnée par cette affaire tentaculaire.
À l’issue du Conseil des ministres, mercredi 11 février, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé « les femmes qui auraient été victimes à parler et à se tourner vers la justice »
. Elle a également défendu l’action du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui a « réagi immédiatement »
en faisant « un signalement au titre de l’article 40 »
au sujet du diplomate mis en cause, Fabrice Aidan.
Ce n’est pas au pouvoir exécutif de dire au pouvoir judiciaire la façon dont il doit se saisir de l’affaire
Ce n’est pas au pouvoir exécutif de dire au pouvoir judiciaire la façon dont il doit se saisir de l’affaire
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement
Lundi, Emmanuel Macron avait indiqué ne pas vouloir « prendre part à un débat public sur ce sujet »
, appelant à ce que « la justice fasse son travail de manière indépendante et dans le calme »
. La semaine dernière, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait toutefois appelé les parquets à porter une attention particulière aux documents évoquant des faits susceptibles d’être poursuivis en France.
« Ce n’est pas qu’aux États-Unis de faire l’enquête »
, avait jugé sur LCI, lundi, Me Caty Richard, avocate de l’association Innocence en danger, en réponse à Emmanuel Macron. « Jeffrey Epstein venait effectivement en France quasiment douze fois par an à bord de son jet privé »
, avait-elle rappelé.
« C’est à la justice de faire son travail »
, a insisté ce mercredi Maud Bregeon. « Ce n’est pas au pouvoir exécutif de dire au pouvoir judiciaire la façon dont il doit se saisir de l’affaire. »











