Cinq jours après son récital contre l’Olympique de Marseille (5-0), le Paris Saint-Germain (PSG) s’est incliné 3-1 contre le Stade Rennais, vendredi 13 février. Leader avec deux points d’avance sur le RC Lens avant le début de cette 22e journée, les joueurs de Luis Enrique pourraient perdre leur première place en cas de victoire des coéquipiers de Florian Thauvin, samedi, sur le terrain du Paris FC.
Le Stade Rennais entraîné par Sébastien Tambouret, à la suite du départ de Habib Beye pour cause de mauvais résultats, a, lui, mis un terme à quatre défaites consécutives – trois en Ligue et une en Coupe de France.
Vendredi soir en Bretagne, les joueurs de Luis Enrique ont mal pressé, ont moins couru et ont encore beaucoup raté. Ils ont aussi souffert dès le début du match du pressing des Rennais, qui ont livré un match complet malgré leur semaine compliquée.
Dembélé met en cause des « individualités »
Alors que Paris aurait pu profiter de cette situation, les champions d’Europe ont été très vite bousculés, notamment par cette frappe d’Esteban Lepaul (6e) qui a touché le poteau de Matveï Safonov, qui a perdu des points dans son duel avec Lucas Chevalier au poste de gardien du but en encaissant ces buts.
Le gardien russe a été trop court sur la frappe enroulée d’Al-Tamari, qui s’est défait trop facilement de Willian Pacho (1-0, 34e), puis est resté figé sur sa ligne sur la tête de Lepaul (2-0, 69e). Après le but d’Ousmane Dembélé permettant au PSG de réduire l’écart (1-2, 71e), Safonov ne s’est pas montré non plus décisif sur le but de Breel Embolo (3-1, 81e). Le défenseur ukrainien Illya Zabarnyi est, lui, fautif et en retard sur deux buts, comme Pacho sur le premier.
A cinq jour de se rendre à Monaco en barrages aller de Ligue des champions, Luis Enrique avait décidé d’aligner quasiment son équipe type hormis le capitaine Marquinhos sur le banc et Fabian Ruiz, blessé. Mais tous les cadres ont été décevants, comme l’ancien Rennais Désiré Doué, qui a souvent fait les mauvais choix, ou même Nuno Mendes, qui a semblé très vite agacé.
« Aujourd’hui, il a manqué l’efficacité, clairement », a déclaré le technicien espagnol. « Au contraire, Rennes, ils ont joué un très bon match », a jugé Luis Enrique qui a également dû commencer à éteindre la polémique lancée par Dembélé après la défaite.
« On est sur la deuxième partie de saison, et c’est le Paris Saint-Germain qui doit être en premier, et pas les individualités. On doit jouer pour le club au lieu de penser à soi-même », a notamment déclaré le Ballon d’or au micro du diffuseur Ligue 1 +, sans viser directement un ou plusieurs de ses coéquipiers en particulier.
Interrogé sur cette prise de parole forte de son attaquant, Luis Enrique a affirmé dans la foulée qu’il ne fallait pas prendre en compte ce que disent les joueurs après un match, mettant cette réaction sur le compte « de la colère à la fin d’un match ».
Monaco sur sa lancée
Alors que le PSG va affronter Monaco mardi en barrages aller de la Ligue des champions, le club de la Principauté s’est lui préparé plus sereinement, vendredi, en dominant Nantes (3-1). Ce succès s’est construit en première période, avec 45 minutes réussies et enlevées, une multitude d’occasions et trois buts inscrits en à peine cinq minutes.
A la 25e minute, la recrue Simon Adingra a ainsi marqué son premier but sous le maillot rouge et blanc au bout d’une action commencée par une énorme erreur technique du Nantais Abakar Sylla (1-0). L’international ivoirien, servi par Aleksandr Golovine, a ensuite réussi un doublé (2-0, 28e) avant que le capitaine Denis Zakaria n’enfonce le clou avec son premier but de la saison sur un énième cadeau nantais (3-0, 30e).
Nantes, qui était correctement entré dans le match avant de très vite reculer et de multiplier les erreurs grossières, a tout de même réduit l’écart juste avant le repos grâce à Fabien Centonze, qui a repris un bon centre de Deiver Machado après une étourderie de Thilo Kehrer (3-1, 45 + 1).
La deuxième période monégasque a été bien moins emballante et elle a été globalement dominée par les Nantais. Mais malgré l’expulsion pour le moins évitable de Golovine (65e) pour deux cartons jaunes pour protestation en quelques secondes, les Canaris ne sont pas revenus au score. Invaincu depuis désormais quatre matchs en championnat, avec huit points pris sur la séquence, Monaco est provisoirement 7e, pas très loin du Top 5. Les Nantais, eux, s’enfoncent (17e et avant-derniers) avec maintenant huit défaites lors des neuf dernières journées de championnat.










