La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dénoncé, lundi 16 février sur BFM-TV, la « responsabilité morale » de La France insoumise (LFI), qui « encourage depuis des années maintenant un climat de violence », après la mort, samedi, de Quentin D..
Ce militant identitaire de 23 ans est mort après des affrontements, survenus jeudi, entre militants antifascistes et d’extrême droite, en marge d’une conférence donnée à Sciences Po Lyon par l’eurodéputée « insoumise » Rima Hassan.
Depuis, LFI est sous une pression intense, mise en cause par la droite et l’extrême droite. « C’est manifestement l’ultragauche qui a tué », a déclaré le ministre de la justice, Gérald Darmanin, dimanche, faisant écho aux propos de l’eurodéputée d’extrême droite Marion Maréchal tenus la veille. « La milice de Mélenchon et LFI a tué », avait-elle écrit sur X. « Ce n’est pas la police qui tue en France, c’est l’extrême gauche », avait assuré l’ex-ministre de l’intérieur Bruno Retailleau.
« Tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n’ont aucun rapport avec la réalité », a répliqué, dimanche, le leader « insoumis », Jean-Luc Mélenchon, soulignant avoir « dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence ».
« La France insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d’ultragauche extrêmement violents », a ajouté Maud Bregeon, lundi. Ceux qui ont voté pour LFI « doivent regarder en face ce qu’ils sont réellement derrière les discours, derrière les insinuations », a-t-elle dit. A un mois des municipales, la porte-parole du gouvernement a affirmé que sa « position personnelle » est « ni LFI ni RN » car « on ne combat pas un extrême par un autre ».
Conférence de presse du procureur à 16 heures
Il est « impensable » que la gauche « cultive le moindre doute » sur une « possible alliance avec La France insoumise » à la présidentielle de 2027, a pour sa part estimé, lundi sur RTL, l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann. « Il va falloir maintenant qu’on mette un terme à cette brutalisation du débat public », a-t-il ajouté, affirmant « une responsabilité de tous les dirigeants politiques qui attisent la haine, y compris ceux de La France insoumise ».
« Il y a aussi des morts causées par les milices d’ultradroite », a-t-il néanmoins reconnu. Soulignant que c’est le Rassemblement national qui « menace de faire basculer la France dans le camp trumpiste et dans le camp poutinien », Raphaël Glucksmann a promis d’être une « digue de défense de la démocratie, précisément parce que nous ne ferons aucune alliance avec des mouvements qui mettent à mal la démocratie, dont La France insoumise ». L’eurodéputé a cité Jean-Luc Mélenchon, Rima Hassan, les députés Raphaël Arnault et Thomas Portes, les accusant de « jeter de l’huile sur le feu » dans le débat politique.
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, tiendra lundi à 16 heures (et non à 15 heures comme initialement prévu) une conférence de presse.
Le magistrat pourrait faire des annonces, les services de police ayant « recueilli plusieurs témoignages significatifs ». Selon le parquet, « l’enquête s’oriente à présent sur l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles ».










