- De nouveaux pourparlers se tenaient entre Iraniens et Américains, mardi 17 février en Suisse.
- Le contexte reste tendu et le guide suprême Ali Khamenei a prévenu que le porte-avions américain pouvait être coulé.
- Mais Donald Trump pourrait privilégier la diplomatie.
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Iran – Etats-Unis : l’inquiétante escalade
Washington a envoyé un porte-avions au large de l’Iran. Un second est en route. Pendant ce temps, mardi 17 février, Iraniens et Américains étaient en Suisse pour de nouvelles discussions. L’administration Trump pourrait en définitive privilégier la diplomatie.
« Il est plus prêt à foncer sur la négociation que sur l’action militaire »
, estime Anne Bagamery, journaliste franco-américaine. « L’action militaire est quelque chose à laquelle il a renoncé pendant sa campagne électorale. C’est capital pour lui de préserver sa force politique à l’intérieur des États-Unis et surtout avec sa base MAGA. »
Selon la journaliste, sa force reste dans la menace : « En rentrant dans les négociations et en montrant une force militaire dans la région, il a déjà gagné ce qu’il voulait, cette image de force »
.
« Pas du tout le scénario du Venezuela »
En plus de cette posture à tenir en termes de politique intérieure, Donald Trump « écoute ses services de renseignement qui lui disent que pour un changement de régime, il fallait agir au moment où les Iraniens étaient dans la rue par dizaines de milliers »
, explique Gregory Philipps, rédacteur en chef international LCI.
Il sait aussi qu’une guerre pourrait coûter cher aux États-Unis. « Ils partiraient sur quelque chose d’envergure qui pourrait durer plusieurs semaines. Ce ne serait pas du tout le scénario du Venezuela »
, poursuit Gregory Philipps. « Trump n’a pas du tout envie de s’embarquer dans une aventure longue, dangereuse pour ses troupes et coûteuse. Et sans résultat garanti. »









