La police judiciaire a déclenché une vague d’arrestations, dans la soirée de mardi 17 février, cinq jours après l’agression fatale à Quentin Deranque, 23 ans, étudiant et militant d’extrême droite, roué de coups sur un trottoir de Lyon. L’agression s’est déroulée après des affrontements entre groupes radicaux, en marge de la conférence de l’eurodéputée La France insoumise (LFI) Rima Hassan, jeudi 12 février à Sciences Po Lyon.
Neuf personnes – sept hommes et deux femmes –, ont été interpellées dans la région lyonnaise, l’Isère et la Drôme, et placées en garde à vue à Lyon, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet pour meurtre, association de malfaiteurs, et violences aggravées par la réunion, l’utilisation d’armes par destination, et la dissimulation du visage.
Au moins six de ces neuf personnes sont suspectées d’avoir participé directement à la scène la plus violente, survenue rue Victor-Lagrange, dans le 7e arrondissement de Lyon, à environ 400 mètres des locaux de Sciences Po. Les policiers disposent de la vidéo tournée par un riverain, diffusée par la chaîne TF1, qui montre plusieurs protagonistes encapuchonnés, entourant et frappant le jeune étudiant au sol. A ce stade, tout l’enjeu de l’enquête est de déterminer l’identité des auteurs des coups les plus durs, pouvant être à l’origine du décès, afin de tenter d’établir l’échelle des responsabilités. L’enquête vise aussi des faits de violences aggravées, qui concernent les autres victimes de cette séquence, et possiblement d’autres actes perpétrés plus tôt dans l’après-midi.
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