- Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré dimanche qu’il existait « de bonnes chances » de résoudre ses différends avec Washington par la voie diplomatique concernant un accord sur son programme nucléaire.
- Face à un « acte d’agression », toute réponse « est justifiée et légitime », a également prévenu le diplomate.
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Trump met une pression maximale sur l’Iran
La main tendue de Téhéran envers Washington ? Le chef de la diplomatie iranienne a reconnu ce dimanche 22 février qu’il existait « de bonnes chances
» de résoudre ses différends avec les États-Unis concernant son programme nucléaire par la voie diplomatique.
« Nous poursuivons nos négociations, tout en travaillant sur les éléments d’un accord et sur une première version du texte
« , a affirmé Abbas Araghchi lors d’un entretien sur la chaîne américaine CBS. « Je crois qu’il existe encore de bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique sur un mode gagnant-gagnant
« , a-t-il estimé.
L’Iran, « en tant que pays souverain, a pleinement le droit de décider »
Si le pouvoir iranien semble être prêt à lâcher du lest avec Donald Trump, il souhaite également conserver son programme nucléaire. L’Iran, « en tant que pays souverain, a pleinement le droit de décider
» sur l’enrichissement d’uranium, a en effet prévenu Abbas Araghchi. Avant de mettre en garde : « Si les États-Unis nous attaquent, nous avons tout à fait le droit de nous défendre
« . Face à un « acte d’agression »
, toute réponse « est justifiée et légitime
« , a prévenu le diplomate.
Les deux pays ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects, via une médiation omanaise, dans un contexte d’intensification du déploiement militaire américain dans le Golfe, où Washington a dépêché deux porte-avions. Un second round est prévu jeudi, toujours à Genève, selon Abbas Araghchi. « Pour l’instant, nous ne négocions que le nucléaire, et aucun autre sujet n’est abordé
« , a ajouté le diplomate alors que les États-Unis souhaitent également discuter des missiles balistiques de l’Iran ainsi que de son soutien aux groupes armés dans la région hostiles à Israël.
Cette prise de parole intervient alors que des étudiants iraniens se sont réunis dimanche pour la deuxième journée consécutive à Téhéran pour des rassemblements pro et antigouvernementaux. Et ce, plus d’un mois après le vaste mouvement de contestation qui a secoué le pays : déclenchées en décembre pour dénoncer le marasme économique, les manifestations s’étaient rapidement muées en une contestation du pouvoir et ont été réprimées dans le sang en janvier.
Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, plus de 7.000 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées dans la répression et plus de 53.000 personnes arrêtées depuis janvier. Les autorités font pour leur part état de 3.000 morts, selon elles en majorité des membres des forces de sécurité et des passants tués par des « terroristes
» au service d’Israël et des États-Unis.









