L’obsession de Donald Trump pour les droits de douane a éclipsé l’importance des échanges de services. Ces derniers, à l’instar des ventes de logiciels ou des droits à la propriété intellectuelle ne sont, en effet, soumis à aucune taxe d’importation lorsqu’ils traversent une frontière. Et pourtant, ils représentent une part croissante de la valeur du commerce mondial, désormais comprise entre 23 % et 25 %. Les Etats-Unis sont les premiers exportateurs au monde, avec un excédent qui a atteint les 340 milliards de dollars en 2025 (288 milliards d’euros), tandis que la Chine souffre d’un déficit. Selon les statistiques publiées mardi 24 février, les exportations de services dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont augmenté de 8,2 % en valeur en 2025, contre 5,3 % pour les marchandises.
La publication par l’OCDE, le même jour, de l’indice dit de « restriction des échanges de services » montre que, dans ce secteur aussi, les frontières se ferment, non pas avec des droits de douane, mais avec des régulations qui passent le plus souvent inaperçues. C’est, par exemple, le sous-titrage devenu obligatoire, en Hongrie, pour la diffusion de tout film étranger, ce qui augmente les coûts d’importation des œuvres audiovisuelles. Ou le renforcement des mécanismes de contrôle d’investissements, en Grèce et en Irlande, qui rallongent les procédures de prises de participation au capital. Ou encore la hausse du prix d’un visa professionnel, comme ceux accordés par les Etats-Unis aux ingénieurs étrangers voulant travailler dans la Silicon Valley.
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