Le Conseil d’Etat examinait, mercredi 25 février, le recours de La France insoumise (LFI) contre la décision du ministère de l’intérieur de classer le mouvement populiste à l’extrême gauche pour les élections municipales. « C’est pour le moins paradoxal de voir un parti critiquer régulièrement l’office du juge et, en même temps, de quémander son soutien face à une supposée manœuvre politicienne », ironisait l’ancien ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas avant l’audience.
Une audience attendue où le rapporteur public a finalement préconisé le rejet de la requête du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon. Le magistrat indépendant a aussi demandé le rejet du recours de l’Union des droites pour la République (UDR) contre la décision de la Place Beauvau de classer à l’extrême droite le parti d’Eric Ciotti, allié au Rassemblement national. Les décisions du Conseil d’Etat sont attendues rapidement au vu de la proximité du scrutin municipal. Il n’est pas pour autant tenu de suivre les conclusions du rapporteur.
L’établissement de la grille des nuances politiques relève d’un pouvoir propre au ministère de l’intérieur pour « disposer de résultats électoraux faisant apparaître les tendances politiques » et « les présenter de manière lisible et sincère », a rappelé le magistrat durant l’audience. Aussi, les blocs de clivage auxquels une formation politique est rattachée « sont susceptibles de varier au cours du temps et peuvent être remis en cause », a-t-il abondé. Et ce, compte tenu notamment des alliances électorales des partis.
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