A moins de trois semaines des élections municipales, Rachida Dati, qui est candidate à la Mairie de Paris, a annoncé sur BFM-TV son départ du ministère de la culture, dans la soirée, mercredi 25 février. « J’ai remis ma démission ce matin au président de la République », a-t-elle annoncé, disant avoir été « très heureuse d’être au ministre de la culture, mais le combat de ma vie c’est Paris ».
« Le chef de l’Etat l’a remerciée pour l’action utile qu’elle a déployée au service des Français ces deux dernières années et lui a adressé tous ses encouragements dans le combat qu’elle mène », a fait savoir l’Élysée dans un communiqué.
Pressée par le premier ministre, Sébastien Lecornu, depuis plusieurs semaines de quitter le ministère de la culture, Rachida Dati a tenté d’étirer son bail le plus longtemps possible. Dans un premier temps, la date du 22 février – qui marquait le début de la réserve pour les élections municipales – était évoquée.
David Amiel au budget à la place d’Amélie de Montchalin
Mais Rachida Dati a joué la montre expliquant qu’elle « quitterai[t] le gouvernement avant les élections », dont le premier tour est le 15 mars, rappelant qu’Edouard Philippe était en son temps resté à Matignon en menant de front sa campagne municipale au Havre en 2020. Rachida Dati invoquait également la gestion de la crise au Musée du Louvre, où le départ de sa présidente Laurence des Cars a été annoncé mardi soir, pour obtenir un sursis.
« J’avais décidé de quitter le gouvernement avant les élections municipales pour me donner pleinement dans cette campagne. J’avais une mission à terminer, j’avais pris des engagements vis-à-vis des agents du ministère de la culture, sur certaines missions, sur le Louvre, sur sa réorganisation. J’avais pris des engagements vis-à-vis des organisations syndicales, vis-à-vis des agents pour lesquels j’ai le plus grand respect. Mon devoir était de terminer cette réorganisation [pour le Louvre] que j’avais annoncée et de mettre en place une nouvelle gouvernance, c’est ce qui s’est passé aujourd’hui », avec la nomination de Christophe Leribault à la tête du musée mercredi, a-t-elle expliqué sur BFM-TV.
Au cours du week-end, Matignon avait fait savoir que le remaniement aurait lieu dans le courant de la semaine, prétextant les motions de censure déposées respectivement par le Rassemblement national et La France insoumise pour justifier ce report de quelques jours.
L’Elysée avait déjà annoncé dimanche la nomination de David Amiel à la tête du ministère de l’action et des comptes publics, prenant la succession d’Amélie de Montchalin, qui a entamé lundi son mandat à la présidence de la Cour des comptes.











