L’année 2026 a mal démarré pour l’emploi industriel en France. Depuis janvier, les annonces de suppressions de postes s’accumulent : 135 chez LISI, un fabricant de pièces automobiles, 350 chez le constructeur de volets roulants et de domotique Somfy, une centaine chez Hager, fabricant d’appareils électriques, une soixantaine chez le verrier Verallia… Une liste non exhaustive, à laquelle est venue se greffer, mercredi 25 février, l’annonce d’une restructuration chez le fabricant d’électroménager SEB, qui devrait affecter 500 emplois en France. Sans oublier la liquidation ou le dépôt de bilan retentissants intervenus entre fin 2025 et début 2026, ceux du fabricant d’électroménager Brandt, qui emploie 700 personnes à Orléans, et du verrier Arc, qui fait travailler 3 500 personnes dans le Pas-de-Calais. Le sort de cette usine historique sera scellé le 10 mars – mais on ne compte pour l’heure qu’une seule offre de reprise sur la table, prévoyant le maintien de 2 700 emplois.
Pour certaines entreprises, ces réductions d’effectifs traduisent avant tout une dégradation de l’activité, voire une « anticipation d’une croissance plus faible que celle attendue », comme le souligne David Cousquer, gérant du cabinet Trendeo, spécialisé sur le suivi de l’emploi et l’investissement en France. C’est le cas de Somfy : ce groupe familial pâtit de la mauvaise santé de la construction en Europe, son principal marché, et cherche désormais des relais de croissance sur d’autres continents. C’est aussi le cas de Verallia, spécialisé dans les emballages, qui subit notamment le contrecoup de la baisse de la consommation de vin. Plusieurs grands groupes confrontés à un trou d’air de la demande « sont allés chercher de la croissance ailleurs », signale l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, du cabinet Rexecode. Une démarche plus difficile pour les entreprises de petite taille, qui souffrent davantage.
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