- Un drone d’origine inconnue a été brouillé près du porte-avions français Charles-de-Gaulle en Suède, mercredi 25 février.
- Suspectée, la Russie a écarté toute implication.
- Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est exprimé à l’occasion d’un déplacement à Malmö, ce vendredi.
Deux jours après la neutralisation d’un drone à proximité du Charles-de-Gaulle, actuellement en mission en Suède, Jean-Noël Barrot s’est rendu ce vendredi à bord du porte-avions à Malmö. L’occasion, pour le ministre des Affaires étrangères, de revenir sur cet incident au lendemain duquel les regards se sont tournés vers Moscou.
Le patron de la diplomatie française s’est voulu rassurant. « Il est arrivé à proximité mais n’a en aucun cas mis en cause la sécurité du porte-avions et de son groupement aéronaval »
, a-t-il lancé. Avant de saluer « l’efficacité avec laquelle le dispositif de sécurité mis en place par les autorités suédoises a permis de neutraliser rapidement ce drone »
.
Si la Russie est suspectée, on ignore toujours l’origine exacte de cette opération. « Je n’ai aucun élément pour le confirmer mais si je dois confirmer quelque chose c’est que, si toutefois il s’agit là d’une provocation en provenance de la Russie, elle est parfaitement dérisoire et ridicule »
, estime Jean-Noël Barrot.
Vendredi 27 février, le Kremlin a répondu aux accusations suédoises par l’intermédiaire du porte-parole de la présidence Dmitri Peskov : « Si vous rapportez correctement les déclarations [des autorités suédoises], à savoir que le drone est russe uniquement parce qu’il y avait un navire russe à proximité, alors cette déclaration est tout à fait absurde »
.









