La Grande-Bretagne est sous le choc : selon de récentes révélations, Andrew, frère du roi Charles III, a entretenu des liens d’amitié et de confiance, notamment en affaires, avec le pédocriminel multimillionnaire américain Jeffrey Epstein.
Les Britanniques sont en outre sonnés par son arrestation par la police britannique, qu’ils n’avaient pas vu venir. Déchu de ses titres royaux, humilié de n’être plus désigné, pour la première fois de sa vie, que par son nom de famille, Mountbatten-Windsor, l’ex-prince a en effet passé son 66e anniversaire au commissariat à répondre aux questions des enquêteurs.
Ce citoyen désormais ordinaire ou presque reste pour l’heure huitième dans l’ordre de succession à la Couronne britannique, mais le Parlement pourrait intervenir prochainement pour le rayer de la succession au trône. Et c’est le premier membre de la famille royale à se faire arrêter depuis que le roi Charles Ier, à la fin de la première révolution anglaise, en 1647, se fit capturer par ses ennemis, puis exécuter deux ans plus tard.
A présent se posent des questions sur l’éventuelle responsabilité d’autres membres de la famille royale, qui ont fermé les yeux et laissé Andrew côtoyer Epstein pendant plus de dix ans. Personne ne suggère que le roi ou son héritier, le prince William, aient été impliqués, ni même qu’ils en aient su beaucoup sur Epstein. Mais que savaient-ils exactement ? Et à quels moments ? Et puis pourquoi ne l’ont-ils pas empêché de fréquenter Epstein ?
Ces questions se posent aussi pour la reine Elizabeth II [1926-2022], connue pour son indulgence envers son deuxième fils. Il se pourrait qu’elle ait donné les 12 millions de livres sterling [environ 13 705 000 euros], qui ont servi à dédommager Virginia Giuffre dans le cadre d’un accord amiable, et ainsi à éviter un procès sulfureux. Rappelons que Virginia Giuffre a affirmé avoir eu, à trois reprises, à l’âge de 17 ans, des relations sexuelles forcées avec Andrew, et ce, sur l’ordre d’Epstein.
Il vous reste 70.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










