Unie lors des législatives anticipées de 2024 en banlieue parisienne, sous la bannière du Nouveau Front populaire (NFP), voilà la gauche désaccordée pour les élections municipales des 15 et 22 mars. La célèbre « ceinture rouge », ces villes de la périphérie du Nord-Est parisien où le Parti communiste français (PCF) a eu pignon sur rue pendant plus d’un siècle, concurrencé par le Parti socialiste (PS) depuis quelques années, n’échappe pas à la guerre des gauches.
Nombre de situations d’alliances sont baroques. A Montreuil, le maire (PCF), Patrice Bessac, peut compter sur le soutien du PS, des Ecologistes et même du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) quand, à Saint-Denis, le PCF s’allie avec La France insoumise (LFI) contre l’édile socialiste sortant, Mathieu Hanotin. A Saint-Ouen, le maire PS, Karim Bouamrane, compte les communistes dans ses rangs, quelques écologistes aussi, quand d’autres sont partis avec la candidate LFI, Manon Monmirel, une proche du député et président de la commission des finances, Eric Coquerel.
Fidèle à sa nouvelle stratégie de présenter des listes partout, y compris dans des villes déjà détenues par la gauche, LFI déborde d’ambition à Saint-Denis et à La Courneuve. Dans cette dernière ville, l’« insoumis » Aly Diouara peut compter sur le soutien des écologistes locaux. Il affronte l’ancien premier adjoint socialiste Oumarou Doucouré et la liste communiste de Nadia Chahboune, soutenue par Gilles Poux, maire (PCF) de la ville depuis 1996 et qui ne se représente pas.
Il vous reste 74.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










