La campagne de frappes aériennes menée par l’armée américaine depuis septembre 2025 contre les bateaux censés transporter de la drogue au large du Venezuela et de la Colombie a-t-elle fait de nouvelles victimes parmi les marins pêcheurs des Caraïbes en février ? Dans les Petites Antilles, nombreux sont les professionnels de la mer qui craignent cette terrible éventualité depuis la disparition, le 13 février, d’un équipage originaire de Sainte-Lucie, une île située au sud de la Martinique.
Près de trois semaines après leur départ du port de pêche de Savannes Bay, à bord d’un canot à moteur, les deux marins pêcheurs, identifiés comme Ricky Joseph, 38 ans, et un quinquagénaire surnommé « Naffy », n’ont plus donné de nouvelles à leurs proches. Et les indices étayant la possibilité d’un bombardement s’accumulent.
Le 13 puis le 17 février, l’armée américaine annonçait, sur les réseaux sociaux, avoir procédé à des « frappes cinétiques létales » contre quatre embarcations, au total – deux dans les Caraïbes et deux dans l’océan Pacifique –, dans le cadre de l’opération « Lance du Sud », dirigée contre les réseaux de narcotrafiquants implantés en Amérique latine. Les messages vantant l’élimination de 14 « narcoterroristes », sans fournir la moindre preuve d’activités illicites, étaient accompagnés de vidéos devenues familières, montrant des canots à moteur détruits dans une violente explosion.
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