Ce n’est pas au Parlement européen que s’élabore la politique étrangère de l’Europe, néanmoins, c’est bien l’Assemblée européenne qui abritait les plus importants soutiens en Europe du peuple et de la société civile iranienne. Depuis trois ans, pas moins d’une dizaine de résolutions ont été votées pour demander à durcir les sanctions contre le régime de Téhéran, ou pour célébrer les citoyennes iraniennes se soulevant contre la République islamique.
L’attaque, samedi 28 février, des Etats-Unis et d’Israël contre le pays a néanmoins sidéré et secoué non seulement des capitales européennes, non prévenues, mais également un hémicycle qui est profondément divisé sur la ligne que le Vieux Continent devrait désormais suivre. Si certains applaudissent sans hésitation la décapitation d’un régime honni depuis des dizaines d’années, qui s’en est pris non seulement à son peuple, à ses voisins du Moyen-Orient et à l’Europe, d’autres s’interrogent sérieusement sur la manière et les conséquences d’une telle action.
Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement européens et des différentes institutions européennes sont restés particulièrement timides depuis le déclenchement des hostilités, à part la prise de position clairement antiguerre, voire anti-Trump, du premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, au Parlement européen, les groupes politiques « cherchent encore le bon équilibre » à l’approche d’un débat en session plénière, prévu mercredi 11 mars.
Il vous reste 80.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










