« On va enfin revenir à la mairie », promet Olivier Faure à une sympathisante venue lui serrer la main. Jeudi 12 mars, dans les rues piétonnes de Limoges, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), pardessus bleu, cigarette électronique à la main, accompagne Thierry Miguel, policier à la retraite et tête de liste de l’alliance du PS, de Place publique et du Parti communiste (PCF). Depuis 2014, l’ancienne « ville rouge », berceau de la CGT, est conduite par un maire de droite, Emile Roger Lombertie, réélu dans un fauteuil en 2020. A 75 ans, l’édile convoite un troisième mandat. Mais cette fois, son camp est divisé et l’actuel adjoint aux finances et président de la métropole, Guillaume Guérin, s’est également lancé dans la bataille.
Ces bisbilles ont donné du baume au cœur au PS qui espère prendre sa revanche, et refaire de Limoges la « Rome du socialisme », un titre qu’elle avait conservé plus d’un siècle. Pour ce scrutin à fort enjeu, Olivier Faure et Raphaël Glucksmann, les deux figures de la gauche « sociale-démocrate », sont venus prêter main-forte à Thierry Miguel, qui tenait, jeudi soir, son dernier meeting au centre Cheops, complexe sportif flambant neuf financé par un bastion socialiste, le département de la Haute-Vienne.
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