- La nuit, notre cerveau ne se repose pas, rappelle l’Observatoire B2V des Mémoires.
- 80% des adultes font d’ailleurs appel au sommeil pour trouver des solutions, et 40% d’entre eux y parviennent régulièrement.
- Même nos rêves pourraient stimuler la résolution de problèmes.
« La nuit porte conseil »,
dit le célèbre dicton. Mais face à un choix difficile, dormir permet-il vraiment d’y voir plus clair ? C’est le processus sur lequel souhaite éclairer l’Observatoire B2V des Mémoires à l’occasion de la Journée Internationale du Sommeil qui se tient ce 13 mars, à la lumière des recherches récentes sur la question. Verdict : le proverbe ne se veut pas seulement rassurant mais fait bien écho à des mécanismes concrets.
Plus en détail, « nos nuits préparent le cerveau à apprendre, consolident nos souvenirs, améliorent nos compétences et participent à notre mémoire émotionnelle et procédurale »,
peut-on lire dans le communiqué publié par le laboratoire, qui souligne que « même nos rêves, souvent perçus comme des images aléatoires, pourraient jouer un rôle dans l’organisation de nos connaissances et stimuler créativité et résolution de problèmes. »
Et les chiffres sont là pour conforter ces observations. 80% des adultes font ainsi appel au sommeil pour trouver des solutions à un problème, et 40% d’entre eux y parviennent régulièrement, selon une étude citée par l’Observatoire B2V des Mémoires.
5 cycles pour trier
Pour conclure que le cerveau ne se repose pas la nuit mais s’active au contraire, les neurosciences ont dû percer le mystère qui se cache derrière un cerveau endormi. Il en ressort que le travail nocturne suit un rythme précis, structuré par les cycles du sommeil, rappelle l’Observatoire. En moyenne, huit heures de sommeil correspondent à cinq cycles d’environ 90 minutes, chacun des cycles traversant plusieurs phases, à savoir l’endormissement, le sommeil lent léger, le sommeil lent profond, le sommeil lent très profond et le sommeil paradoxal.
En substance, le sommeil profond réinitialise l’hippocampe, une structure cérébrale qui joue un rôle crucial dans la formation des souvenirs, tandis que le sommeil paradoxal améliore la créativité et la mémoire émotionnelle. Plus en détail, le sommeil lent profond agit comme un mécanisme de réinitialisation en « nettoyant » les circuits de stockage de l’hippocampe pour permettre au cerveau de repartir le lendemain avec une capacité d’apprentissage restaurée.
En outre, pendant ces différentes phases qui rythment notre sommeil et qui jouent chacune un rôle spécifique dans la mémoire, le cerveau sélectionne les informations importantes de la journée et élimine les plus secondaires. De quoi mieux comprendre pourquoi effectivement, certaines solutions peuvent apparaître après une nuit de sommeil.









