- Près de 10.000 Français, bloqués au Moyen-Orient en raison de la guerre en cours en Iran, sont parvenus à rentrer depuis les Émirats arabes unis.
- Le gouvernement a affrété 1.400 vols pour les rapatrier, car l’espace aérien émirati a été fortement perturbé par les missiles iraniens.
- Parmi la communauté qui vit aux Émirats de façon permanente, la majorité a choisi de rester sur place.
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Près de 10.000 touristes français, coincés au Moyen-Orient au moment où la guerre en Iran a éclaté, sont parvenus à quitter les Émirats arabes unis et à rentrer en France, a annoncé, vendredi 13 mars, le consul général de France à Dubaï, Jean-Christophe Paris.
Ils ont pour la plupart été rapatriés sur les 1.400 vols affrétés par le gouvernement, certains depuis Abou Dhabi et d’autres organisés par des compagnies privées au départ d’Oman.
Aujourd’hui, cinq vols commerciaux sont opérés quotidiennement entre les Émirats arabes unis et la France, permettant aux voyageurs toujours bloqués de rentrer chez eux. « On estimait à 10.000, peut-être un peu plus le nombre de Français de passage le jour de la crise et grâce à tous les efforts, »
il en reste désormais « quelques centaines, pas plus, »
a estimé le consul général de France à Dubaï.
Une importante communauté à Dubaï
Avec 10.000 à 15.000 visiteurs français de passage chaque semaine, beaucoup se sont retrouvés coincés aux Émirats arabes unis, où l’espace aérien a été fortement perturbé lorsque la guerre a débuté. Les Émirats sont en effet l’une des principales cibles des attaques de missiles et de drones menées par l’Iran, ce qui a engendré l’annulation de nombreux vols au départ de Dubaï, mais aussi des escales d’avions partis d’autres pays, en transit sur place.
Mais en plus des touristes de passage, les Émirats possèdent une importante communauté française, qui compte environ 60.600 personnes, dont 80% résident à Dubaï. Il s’agit là de l’équivalent d’une ville « comme Neuilly-sur-Seine, »
a souligné Jean-Christophe Paris. Selon lui, la majorité de ces personnes ont choisi de rester sur place.
Le consul général à Dubaï a assuré qu’il « n’y a pas de panique »
parmi cette communauté française, qui fait aujourd’hui preuve d’une « sorte de patience prudente »
.










