Ce sont des grands anciens de l’appareil sécuritaire israélien, retirés depuis longtemps de la vie active, qui sortent du silence pour dire leur inquiétude face à l’évolution de l’Etat hébreu. Ce sont des octogénaires, anciens commandants de haut rang de l’armée ou des services de renseignement, qui témoignent de la dégradation de la situation en Cisjordanie occupée.
Dans une lettre ouverte à la hiérarchie militaire, rendue publique lundi 16 mars, quatre anciens majors et brigadier généraux, membres de Commandants pour la sécurité d’Israël, une organisation qui rassemble plus de 550 officiers retraités, dénoncent la « violence et le terrorisme » des colons juifs qui multiplient les attaques, parfois mortelles, contre des Palestiniens.
Six mois plus tôt, deux des signataires, Matan Vilnai, un ancien chef d’état-major adjoint, et Danny Yatom, patron du Mossad dans les années 1990, avaient rencontré le commandant de l’armée en Cisjordanie pour l’alerter. « Cette réunion avait été organisée à la suite de rapports alarmants émanant de collègues sur le terrain et de diverses autres sources concernant des actes de violence et des actes terroristes commis par des émeutiers juifs à l’encontre de Palestiniens en Cisjordanie », racontent les officiers retraités.
Il vous reste 71.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









