- Un homme soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement et à la séquestration du cofondateur d’une société spécialisée dans la sécurisation de cryptoactifs a été arrêté en Espagne.
- Un important dispositif policier a été déployé en raison de « la possibilité que l’organisation criminelle à laquelle il appartenait tente de le libérer ».
Un homme soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement et à la séquestration, avec actes de torture, de David Balland, cofondateur et ex-employé de Ledger, spécialisée dans la sécurisation de cryptoactifs, et de sa compagne, a été arrêté en Espagne, a annoncé vendredi la garde civile. Kidnappés dans le Cher (centre de la France), en 2025, l’homme et la femme avaient ensuite été séquestrés dans des lieux différents. L’alerte avait été donnée par Eric Larchevêque, un autre cofondateur de l’entreprise, qui avait reçu une vidéo d’un doigt mutilé de David Balland et une demande de rançon.
Selon la garde civile espagnole, les malfaiteurs réclamaient 10 millions d’euros.
Au lendemain de leur enlèvement, les forces de l’ordre avaient libéré David Balland, hospitalisé pour sa mutilation, avant de finir par retrouver sa compagne, ligotée dans un véhicule.
« Important dispositif policier déployé »
« Après les faits, les autorités françaises ont identifié et arrêté tous les membres de l’organisation criminelle, à l’exception de l’un d’eux, qui a quitté le pays pour trouver refuge dans notre pays et éviter son arrestation »,
précise la garde civile espagnole dans un communiqué. Avec sa compagne et un ami, le suspect est d’abord localisé dans la région de Valence (est), où les trois vivaient dans des appartements loués sur internet avec la carte bleue d’une quatrième personne, puis ils séjournent un temps à Séville et à Cadix, en Andalousie (sud), avant d’être finalement arrêtés entre Marbella et Malaga, dans la commune de Benalmadena, également en Andalousie, en fin de semaine dernière.
« Pour leur arrestation, leur transfert et leur garde au tribunal de Fuengirola (Malaga), un important dispositif policier a été déployé en raison de leur dangerosité et de la possibilité que l’organisation criminelle à laquelle il appartenait tente de le libérer »,
ajoute la garde civile.










