Dans la soirée du 20 janvier, une cinquantaine de personnes se sont massées dans une salle trop étroite du bar TDTF, dans le 19e arrondissement de Paris, pour un « afterwork syndical » organisé par la CGT. Les participants, majoritairement des start-upeurs d’une trentaine d’années en moyenne, sont venus assister à une table ronde sur l’intelligence artificielle (IA) et « son utilisation par les patrons pour surveiller et contrôler les travailleurs ». Certains sont debout, faute de place.
Après le débat, direction le comptoir pour commander des bières dans une ambiance bon enfant. Mais un salarié de l’e-commerçant Back Market (les personnes dont le nom n’est pas cité ont requis l’anonymat) n’a pas le cœur à la fête. Il nous raconte avec amertume son syndrome d’épuisement (burn-out), un management « abusif » (interrogée sur ce point, la start-up n’a pas souhaité échanger avec Le Monde) et le plan de sauvegarde de l’emploi qui, en 2023, a supprimé 13 % des effectifs de la société.
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