- Le roi de la chanson francophone a été mis en examen, vendredi, dans le cadre d’une affaire de blanchiment présumé.
- L’artiste congolais de 39 ans avait été interpellé, mercredi, à sa descente d’avion à Paris.
- De quoi est-il suspecté par la justice ? Le 20H de TF1 vous explique.
Suivez la couverture complète
Le 20H
Des scènes musicales au terrain judiciaire. Le roi de la chanson francophone, Gims, a été mis en examen, vendredi 27 mars, notamment pour blanchiment aggravé, a indiqué le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). La mégastar a été remise en liberté à l’issue de sa mise en examen et placée sous contrôle judiciaire, avec, entre autres, « l’obligation de verser un cautionnement »
dont le montant n’a pas été précisé.
Celui qui a été le plus gros vendeur de disques en 2025, ainsi que deux de ses « collaborateurs professionnels »
, également mis en examen, avaient été interpellés mercredi à leur arrivée à l’aéroport de Paris par les enquêteurs de l’Office national anti-fraude (Onaf) rattaché aux douanes et à la direction générale des finances publiques (DGFiP).
Le Pnaco rappelle qu’à ce stade, Gims demeure présumé innocent.
Un projet immobilier de luxe au cœur de l’enquête
Mais de quoi Gandhi Djuna, de son vrai nom, est-il réellement soupçonné ?
Le roi de la chanson francophone est donc poursuivi pour « blanchiment aggravé » mais aussi pour « concours en bande organisée à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit d’un délit ». Il lui est également reproché un « blanchiment en bande organisée de biens ou fonds provenant d’un délit de fraude fiscale aggravée ».
Le magazine Africa Intelligence avance que cette affaire concerne un réseau de blanchiment international, impliquant « une myriade de sociétés spécialement constituées dans différents pays pour se jouer de la TVA et autres taxes françaises, faciliter l’émission de fausses factures, blanchir des fonds provenant d’activités illégales et en dissimuler l’origine ».
Au cœur de l’enquête : un projet immobilier de luxe, promu par Gims à Marrakech (Maroc), l’une des villes où il réside.
« Sunset Village Private Residences », qu’une équipe de TF1 a pu filmer (et dont les images sont à visionner dans le reportage en tête de cet article), prévoit 117 villas réparties sur 13 hectares vendues plus de 450.000 euros l’unité avec terrains de sport, sauna, spa et hammam autour d’un lagon de 3.000 m². Gims, qui vit dans le pays depuis dix ans, en a fait la promotion sur ses réseaux sociaux et était présent lors du lancement du projet en grande pompe en 2025.
Mais aujourd’hui, la justice soupçonne une société impliquée dans le projet, Horizon Development, avec laquelle s’est associé le géant de la chanson francophone, d’être mêlée à des activités illicites. Elle pourrait être en lien avec un vaste réseau de blanchiment d’argent entre la France et le Maroc, toujours selon Africa Intelligence qui assure également que « cinq ex-trafiquants de drogue franciliens reconvertis dans la criminalité financière »
auraient déjà été « mis en cause »
dans ce dossier.
Concernant le chanteur de 39 ans, les enquêteurs cherchent à savoir quelle était sa connaissance de ces circuits financiers illégaux.








