Un des deux principaux acteurs de la guerre en cours au Moyen-Orient n’en a pas vraiment subi les conséquences économiques. Ou seulement à la marge pour l’instant. En Israël, l’inflation provoquée par le conflit avec l’Iran et ses répercussions régionales et mondiales est restée limitée après un mois. A commencer par les prix à la pompe pour les automobilistes : l’impact se fera sentir seulement début avril, lorsque l’Etat, qui régule mensuellement le prix maximum des carburants, intégrera la hausse du baril de pétrole dans ses calculs. Le prix au litre du sans-plomb 95 pourrait alors dépasser 8 shekels (2,19 euros) au litre, soit une augmentation de plus de 15 %, et se rapprocher des niveaux connus après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
Dans un conflit contre l’Iran et ses alliés perçu comme « existentiel » pour le futur de l’Etat hébreu, les conséquences économiques, internationales et nationales, restent au second plan des inquiétudes et du débat public. D’abord parce que l’économie demeure largement orientée vers les services, donc peu dépendante des industries les plus consommatrices d’énergie. Ensuite parce que le profil énergétique de l’Etat hébreu, très particulier, protège en partie le pays : la production locale de gaz naturel, qui compte pour 45 % du mix énergétique national, contre 37 % pour le pétrole, lui garantit un accès souverain aux ressources énergétiques, en assurant notamment plus de 70 % de la production d’électricité.
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