- La méditation permet de se déconnecter un moment pour revenir à soi.
- Un exercice plus difficile qu’il n’y paraît, surtout pour les « overthinkers » dont le cerveau ne semble jamais vouloir s’arrêter.
- Méditer prend du temps et cette pratique ancestrale consiste à accepter que les pensées défilent dans l’esprit, sans s’y accrocher.
D’origine indienne, la méditation est l’une des branches du yoga. En effet, cette discipline holistique ne se limite pas uniquement à la pratique posturale des studios ou d’Instagram puisqu’elle enseigne aussi la respiration, la concentration et la méditation. Cette dernière consiste à s’accorder une pause, se recentrer et tenter de faire taire les petites voix qui se font entendre en permanence. Bref, c’est l’art de stabiliser le mental. Sur le papier, faire « le vide » semble agréable, mais pour certaines personnes, la tâche peut paraître impossible. Pour les « overthinkers » qui ont tendance à suranalyser les situations du quotidien, tant leur cerveau ne veut jamais s’arrêter de tourner toute voile dehors.
Comprendre ce qu’est la méditation
Il ne suffit pas de s’asseoir en lotus, de fermer les yeux et de s’attendre à ce que tout s’arrête d’un coup, comme par magie. « Rien n’est facile dans la méditation et sans doute, les personnes l’affirmant veulent rassurer et encourager ceux qui veulent s’y essayer
« , explique le site spécialisé Chin Mudra. En réalité, c’est une erreur et cela pousse la personne qui s’y met à émettre un jugement sur elle-même, surtout si elle ne parvient pas à méditer. Tout d’abord, il faut savoir que la méditation ne signifie pas vraiment s’arrêter de penser. Parce que c’est impossible, surtout quand on sait que chaque personne forme, en moyenne, 6.200 pensées par jour. La méditation, en réalité, consiste à observer ses pensées et à accepter que l’esprit vagabonde. Le but est de laisser passer les pensées comme s’ils étaient des nuages et de ne pas s’y accrocher. Par ailleurs, la méditation ne se fait pas forcément en tailleur. Il est possible de méditer en s’allongeant confortablement sur un lit ou sur son canapé, en marchant ou même en faisant du jardinage.
Se laisser guider
Se retrouver tout seul face à ses pensées peut être difficile, voire terrifiant, surtout quand elles tourbillonnent non-stop dans la tête. Heureusement, il existe des applications et des podcasts qui offrent des méditations guidées. Elles offrent ainsi un support, à savoir une voix sur laquelle l’esprit va pouvoir se concentrer. Parce qu’elles captent et canalisent l’attention, le mental va doucement pouvoir lâcher prise et moins s’accrocher aux pensées. Par ailleurs, il n’est pas nécessaire de se lancer dans des séances de vingt minutes. Les overthinkers peuvent commencer par des sessions de cinq minutes, puis augmenter le temps au fur et à mesure. La méditation est une pratique et comme toute pratique, elle demande de l’entraînement et de la régularité. Une musique douce peut également aider à se concentrer sur autre chose.
Se servir de sa respiration
Le souffle et la respiration sont indissociables de la pratique du yoga. Après tout, il s’agit de l’énergie vitale, la première chose que l’on fait quand on naît et la dernière chose avant de mourir. La respiration est un formidable outil pour se concentrer sur autre chose que ses pensées et sortir de la boucle des ruminations. Pour cela, il existe plusieurs astuces : se focaliser sur l’air frais qui rentre par les narines à l’inspiration et l’air plus chaud qui sort à l’expiration. Si cela semble trop difficile ou trop obscur, il est toujours possible de poser une main sur l’abdomen et de sentir le ventre qui gonfle et se dégonfle à chaque respiration. Et surtout, comme le souligne Chin Mudra, le plus important est de se rappeler qu’il n’y a « pas d’objectif, si ce n’est de parvenir à se déconnecter, ne serait-ce que quelques secondes
« .









