- Les navires tentant de traverser le détroit d’Ormuz sans l’aval des Iraniens s’exposent à des tirs, a prévenu le régime.
- C’est ce qui a notamment été constaté au cours des vingt-quatre dernières heures.
- Notre journaliste Esther Abitbol fait le point sur LCI.
Les Gardiens de la révolution l’ont fait comprendre dans un communiqué hier, samedi 18 avril : tout navire est un ennemi dans le détroit d’Ormuz. Ils exigent notamment un contrôle strict de ce passage stratégique et, par là même, un péage pour tous. Des images de MarineTraffic capturées le jour même montrent ainsi des bateaux faisant demi-tour.
« D’autres ont bien tenté tout de même de passer ce détroit. Sauf que, dans le même temps, à bord de vedettes, des membres des Gardiens de la révolution ont ouvert le feu
« , souligne la journaliste Esther Abitbol sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
Avec ces vedettes, les Iraniens visent donc principalement des pétroliers avec des armes légères. Selon les informations du Financial Times
, les bateaux visés seraient pour l’heure au nombre de trois, parmi lesquels un navire anglais et un navire indien. Les faits se seraient déroulés entre les îles de Qeshm et Larac, soit dans la zone de péage mise en place par les Gardiens de la révolution.
La troisième et dernière cible en date serait un porte-conteneurs français de la société CMA-CGM. En revanche, selon un expert en géopolitique contacté par notre antenne, cette hypothèse est un peu moins certaine. En vérifiant le trafic dans cette zone, on s’aperçoit bien que quatre porte-conteneurs de la marque mentionnée ont fait demi-tour le 18 avril.









