- Des agents du Secret Service américain ont évacué Donald Trump après des coups de feu samedi soir lors d’un gala à Washington, aux États-Unis.
- La tentative d’assassinat contre Ronald Reagan, blessé gravement à quelques mois des élections en 1981, revient dans tous les esprits.
- Retour sur cette affaire qui a marqué l’histoire des États-Unis.
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Donald Trump évacué en urgence après des tirs à Washington
Pas moins de quatre présidents des États-Unis sont tombés sous les balles d’un assassin durant leur mandat : Abraham Lincoln, tué en 1865 dans sa loge du théâtre Ford à Washington, James Garfield, mort des suites d’une attaque en 1881 dans la gare de Washington, William McKinley, blessé mortellement par balles par un anarchiste à Buffalo en 1901 et John Fitzgerald Kennedy, assassiné à Dallas en 1963 (nouvelle fenêtre).
D’autres ont eu plus de chance, à l’instar de Ronald Reagan. Le 30 mars 1981, l’ancien président américain est grièvement blessé par un déséquilibré du nom de John Hinckley Jr. à la sortie de l’hôtel Hilton à Washington. L’une des balles avait ricoché sur la limousine présidentielle blindée et touché Ronald Reagan à la poitrine, passant tout près du cœur. Le président américain était resté douze jours à l’hôpital, notamment pour un poumon transpercé.
Lors de l’attaque, trois autres personnes avaient été blessées, dont James Brady, alors porte-parole de la Maison Blanche, qui était resté partiellement paralysé et avec des problèmes d’élocution. Sa mort à 73 ans en 2014 a été directement reliée à l’attentat, et la justice a requalifié les faits en homicide, et non tentative d’homicide. Le jeune homme, obsédé par Jodie Foster depuis la sortie du film Taxi Driver
, voulait tuer Ronald Reagan pour « impressionner »
l’actrice.
La famille de Reagan s’est toujours opposée à sa libération
Avant son passage à l’acte, John Hinckley Jr. avait adressé une lettre (nouvelle fenêtre) à Jodie Foster : « Ces sept derniers mois, je t’ai laissé des dizaines de poèmes, de lettres et de messages d’amour dans l’infime espoir que tu puisses développer de l’intérêt à mon égard. Bien que nous ayons parlé au téléphone quelquefois, je n’ai jamais eu le courage de simplement te rencontrer pour me présenter. […] La raison pour laquelle je vais faire cela est que je ne peux plus attendre une seconde de plus pour t’impressionner. »
Lors de son procès en 1982, John Hinckley Jr. avait été déclaré non coupable car pénalement irresponsable et interné à l’hôpital psychiatrique St. Elizabeth, près de Washington. Le film Taxi Driver
avait été projeté comme pièce à conviction devant le jury. La famille de Reagan s’est toujours opposée à sa libération. En 2016, après plus de trente ans d’internement, John Hinckley Jr. avait été autorisé à aller vivre chez sa mère nonagénaire, dans un quartier résidentiel sécurisé.
Le criminel américain a retrouvé une liberté totale en 2022. Un tribunal a jugé qu’après des décennies de soins et de suivi psychologique, il ne présentait plus une menace pour la société. « Après 41 ans, 2 mois et 15 jours, ENFIN LA LIBERTÉ »
, avait tweeté John Hinckley Jr., qui a aujourd’hui 70 ans. Depuis ce jour, il n’a plus fait parler de lui, mais son nom revient dans l’actualité à chaque nouvelle tentative d’assassinat visant un président américain.









