- À la solde des narcotrafiquants, les pêcheurs colombiens transportent de la cocaïne vers les États-Unis, à leurs risques et périls.
- Désormais, ils sont devenus la cible de Donald Trump qui veut lutter contre le trafic de drogue.
- Pour ce grand reportage, une équipe de TF1 s’est rendue dans la mer des Caraïbes, où transite la cocaïne venue du centre de la Colombie.
En mer des Caraïbes, les pêcheurs colombiens ne vivent plus que de leurs filets. Alors que les cartels ont tout racketté, ils convoient à leurs risques et périls la cocaïne vers les États-Unis. Si, depuis des décennies, ces routes maritimes étaient empruntées sans difficulté, les pêcheurs doivent désormais faire face à l’armée américaine qui tire à vue depuis que Donald Trump a déclaré la guerre contre les cartels du narcotrafic.
« Monsieur Trump bombarde des bateaux de pêche, et nous, on n’est pas d’accord. S’il compte envahir la Colombie, je serai le premier à aller le chercher avec un fusil à la main »
, explique un pêcheur à Michel Scott, dont le reportage est à retrouver ci-dessus.
C’est très risqué mais même si Trump bombarde, ça va continuer
C’est très risqué mais même si Trump bombarde, ça va continuer
Un convoyeur clandestin
En creusant un peu, on s’aperçoit que certaines familles sont bel et bien liées au trafic de drogue. À l’image de celle de Nancy qui a vu son père et son mari tués dans des règlements de compte. L’un de ses fils est en instance d’extradition pour les États-Unis, tandis que l’autre vient de finir à la morgue. « C’est très difficile pour nous de dénoncer quelqu’un. Le trafic de drogue, c’est la perdition de notre village, de notre pays »
, explique à ses côtés Isabela.
Malgré le danger, l’appât du gain dans un pays touché par la pauvreté est plus fort. « Un trajet peut rapporter 25.000 euros. Si la distance est plus longue, ça peut monter à 50.000 voire 100.000 euros. C’est très risqué, mais même si Trump bombarde, ça va continuer. La demande est là, ça nous oblige à poursuivre »
, explique à nos équipes un homme qui prétend participer au convoyage clandestin.
À Carthagène, l’autre moyen de sortir la cocaïne du pays est de la faire passer dans les porte-conteneurs qui traversent les Caraïbes en direction de l’Europe. Les douaniers colombiens sont en action tous les jours tandis que l’imagination des narcotrafiquants est sans limite. « Ils cherchent en permanence à évoluer dans leurs techniques. Ils utilisent même des bateaux sans pilote »
, raconte le capitaine Carlos Larrota de la Marine colombienne.
Retrouvez l’intégralité de ce grand reportage dans la vidéo en tête de l’article.









