- Les « forces vives de la nation » sont appelées à se rassembler ce samedi matin à Paris.
- Les organisateurs d’un « rassemblement pacifique et apolitique » interpellent le Premier ministre face au besoin de dialogue pour sortir de la crise du pouvoir d’achat.
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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent
Une nouvelle manifestation dans la capitale. Au lendemain du traditionnel défilé du 1ᵉʳ mai, plusieurs organisations appellent à manifester ce samedi à Paris, en lien avec la crise des prix des carburants née de la guerre déclenchée au Moyen-Orient par les États-Unis et Israël. L’Union française des pêcheurs artisans, le collectif Réveils des Terroirs et les Agriculteurs en colère, notamment, lancent un rassemblement à partir de 11h, place Vauban.
« Il est à craindre que le désespoir ne se transforme en révolte »
Il s’agit d’un « rassemblement pacifique et apolitique »
des « forces vives de la nation »
, font valoir les organisateurs dans un communiqué. « Comme tous les citoyens, elles subissent une crise économique, sociale et sociétale existentielle, aggravée ces derniers temps par une inflation sans précédent du coût de l’énergie et des carburants. »
De nombreuses professions sont citées, parmi lesquelles les pêcheurs, les agriculteurs, les éleveurs, les commerçants de proximité, les artisans, les services de soins aux personnes ou encore les transporteurs routiers.
« Face à l’incapacité du gouvernement de proposer des solutions concrètes de sortie de crise dans un contexte budgétaire structurellement déficitaire, sous prétexte de contraintes imposées par l’Union européenne, nos structures professionnelles apolitiques et indépendantes sont aujourd’hui forces de proposition »
, écrivent encore les organisateurs. Ils réclament « une prise en considération de leurs doléances à travers un dialogue que nous souhaitons constructif »
.
Cette mobilisation est « un appel au dialogue »
, insistent les organisations à l’origine du mouvement. « Nous sollicitons collectivement, dans les meilleurs délais possibles, que Monsieur le Premier ministre organise une table ronde avec les acteurs économiques indépendants de nos territoires afin de confronter nos positions sur une stratégie cohérente de notre économie »
, concluent-elles. « À défaut, malheureusement, il est à craindre que le désespoir ne se transforme en révolte. »









