- La France a enregistré 873 cas de rougeole en 2025, soit une hausse de 80% par rapport à 2024, selon un bilan publié lundi par Santé publique France.
- Plus de 300 ont donné lieu à une hospitalisation, et sept personnes en sont décédées.
- Principale cause : un déclin des taux de vaccination, nettement sous les 95% recommandés pour éradiquer la maladie.
Les cas de rougeole (nouvelle fenêtre) ont bondi en 2025. L’an dernier, la France a ainsi connu « 873 cas, dont 128 importés, déclarés »
de rougeole, soit une « augmentation de 80% par rapport à 2024 »
, selon un bilan publié ce lundi par Santé publique France. Plus de 300 de ces cas ont donné lieu à une hospitalisation et sept décès ont même été recensés, dont quatre adultes et trois enfants, bien que, pour ces derniers, il s’agisse de complications d’infections antérieures à 2025.
Mais pourquoi une telle hausse ? La situation est largement attribuée par les experts à un déclin des taux de vaccination (nouvelle fenêtre) contre la rougeole, nettement sous les 95% recommandés pour éradiquer la maladie. L’an dernier, plus de la moitié des cas français, 60,3%, n’étaient ainsi pas vaccinés (nouvelle fenêtre) ou l’étaient incomplètement, selon Santé publique France. « L’existence d’épidémies majeures dans des pays proches et avec des échanges fréquents avec la France (Maroc, Roumanie notamment), ont pu favoriser et multiplier les importations de virus »
, précise également l’agence nationale.
Reprise de la circulation dans le monde
Car il faut dire que la France est loin d’être un cas isolé. En 2024, « une
reprise de la circulation du virus
(nouvelle fenêtre) de la rougeole à l’international a été observée dans de nombreux pays, y compris en Europe et en Asie centrale où près de 151.000 cas ont été observés »
. Plusieurs pays européens ont toutefois endigué la tendance en 2025, à la différence de la France.
Aux États-Unis, qui subissent la pire épidémie depuis plus de 30 ans (nouvelle fenêtre), avec près de 2.300 cas en 2025 et près de 2.000 depuis début 2026, le ministre de la Santé de Donald Trump, Robert Kennedy Jr, est quant à lui accusé d’avoir aggravé la situation en relayant une fausse théorie établissant un lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme.
Pour endiguer cette explosion des cas, Santé publique France enjoint de son côté à « renforcer les efforts de rattrapage vaccinal »
, seul arme efficace contre l’épidémie, en ciblant « particulièrement les adolescents et les jeunes adultes »
, et d’adjoindre le vaccin anti-rougeole, oreillons et rubéole (ROR) aux campagnes déjà en vigueur dans les collèges contre les infections au papillomavirus et aux méningocoques.









