- Sabri Lamouchi n’a pas résisté à la large défaite de la Tunisie contre la Suède dimanche (5-1).
- Le sélectionneur français a été démis de ses fonctions lundi, a annoncé le président de la Fédération tunisienne à la télévision publique.
- Il sera remplacé pour le reste de la Coupe du monde par un autre technicien tricolore : Hervé Renard.
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Un entraîneur français peut en cacher un autre à la tête de la sélection tunisienne. Conséquence directe de la déroute des Aigles de Carthage contre la Suède (5-1) dimanche lors de leur entrée en lice dans le Mondial, Sabri Lamouchi a été démis de ses fonctions lundi 16 juin, a annoncé le président de la Fédération tunisienne à la télévision publique. Il sera remplacé pour le reste du Mondial par un autre technicien français bien connu en Afrique : Hervé Renard.
Hervé Renard arrive mardi au chevet de la Tunisie
« Le président de la Fédération tunisienne de football Moez Nassari a annoncé qu’un accord officiel avait été conclu avec l’entraîneur français Hervé Renard pour qu’il prenne les rênes de l’équipe nationale de football jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026 »
, a annoncé la chaîne publique tunisienne.
« Renard arrivera mardi à Monterrey où il dirigera la première séance d’entraînement avec l’équipe »
, basée au Mexique durant ce Mondial, a ajouté le média officiel.
Après 2018 avec le Maroc et 2022 avec l’Arabie saoudite, l’entraîneur de 57 ans va donc participer à sa troisième Coupe du monde. Évincé quelques semaines avant le début de la compétition à la tête de la sélection saoudienne, avec qui il avait notamment battu l’Argentine, futur champion du monde il y a quatre ans, Hervé Renard se retrouve par la même occasion sur le banc d’une sixième sélection africaine différente.
Un entraîneur remercié en plein Mondial, pas une première
S’agissant de Sabri Lamouchi, qui était en fonctions depuis le mois de janvier, « il a été convenu d’un commun accord de mettre fin à son contrat »
. L’avenir à la tête de la sélection de l’ancien international français, d’origine tunisienne, âgé de 54 ans, s’était brutalement assombri ces dernières heures, alors que des tensions avaient déjà émergé pendant la préparation (pour deux défaites inquiétantes contre l’Autriche et la Belgique).
Si le licenciement d’un sélectionneur reste très rare en pleine Coupe du monde, Sabri Lamouchi n’est cependant pas le premier de l’histoire dans ce cas. En 1998, Henryk Kasperczak, déjà avec la Tunisie, a vécu une situation similaire après deux défaites en phase de groupes. Le Mondial disputé en France cette année-là avait même fait deux autres victimes : Cha Bum-kun (Corée du Sud) et le Brésilien Carlos Alberto Parreira (Arabie saoudite).









