- Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot était l’invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce jeudi.
- Le chef de la diplomatie française a réagi à la reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis ces dernières heures.
- Appelant à la reprise des négociations, il a estimé que « cette guerre n’a fait que des perdants, à commencer par le peuple iranien ».
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Moyen-Orient : Trump assure que le cessez-le-feu avec l’Iran est « terminé »
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Vient-on d’assister à la fin du cessez-le-feu au Moyen-Orient ? « L’Iran a violé l’accord qui a été trouvé avec les États-Unis, violé aussi le droit international en s’en prenant à des navires qui circulaient à l’extérieur des eaux iraniennes. Donc il est le responsable de cette situation »
, a constaté le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, interrogé par Adrien Gindre ce jeudi 9 juillet dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
« Il s’en est suivi un cycle de représailles qui doit cesser pour que, dans ces soixante jours que les deux parties se sont donnés, les engagements soient tenus, que le détroit d’Ormuz soit rouvert, que les hostilités cessent et que s’engage enfin cette négociation dont nous avons besoin pour encadrer strictement le programme nucléaire iranien. »
Appelant « au calme et à la reprise des discussions »
, le chef de la diplomatie française a estimé que les États-Unis n’ont fait que « riposter à une violation des engagements pris par l’Iran »
mais aussi « du droit international »
en « s’en prenant à des navires qui circulaient dans les eaux omanaises »
.
Le ton et les mots employés par Donald Trump font-ils craindre le pire pour la suite des négociations ? « Ce n’est pas la première fois qu’on entend le président des États-Unis tenir ce genre de propos »
, a tempéré Jean-Noël Barrot, soulignant que durant le sommet de l’Otan à Ankara, le président américain avait « exprimé son intention que les pourparlers se poursuivent. »
Nous n’avons aucune intention de continuer à payer le prix de guerres qui ne sont pas les nôtres
Nous n’avons aucune intention de continuer à payer le prix de guerres qui ne sont pas les nôtres
Jean-Noël Barrot sur TF1
« Cette guerre n’a fait que des perdants, à commencer par le peuple iranien, mais aussi les Américains, du fait de l’augmentation du prix de l’essence »
, a rappelé le ministre français des Affaires étrangères. « Et nous aussi, car nous n’avons aucune intention de continuer à payer le prix de guerres qui ne sont pas les nôtres. »
Interrogé sur le retour du porte-avions Charles de Gaulle vers son port d’attache, à Toulon, Jean-Noël Barrot a exclu qu’il fasse demi-tour au regard des événements récents. Citant Emmanuel Macron, le ministre a toutefois rappelé « la disposition marquée par la France à participer avec ses moyens militaires à la sécurisation du détroit d’Ormuz par des opérations de déminage »
.
Une voie alternative par la Syrie ?
Faut-il s’attendre à une nouvelle hausse des prix à la pompe dans les jours à venir ? « Nous sommes opposés radicalement à toute forme d’entrave, de péage ou de chantage dans le détroit d’Ormuz et dans tous les détroits du monde »
, a d’abord tenu à rappeler Jean-Noël Barrot. « Ce qui a fait frémir les marchés, c’est la reprise des hostilités. C’est la raison pour laquelle il est essentiel que ce cycle de représailles cesse et que les discussions reprennent. »
Alors qu’Emmanuel Macron et Jean-Noël Barrot viennent d’effectuer une visite d’État mouvementée en Syrie, le pays pourrait-il devenir un transit pour le pétrole, comme l’a suggéré le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné ? « Parmi tous les efforts que nous avons déployés depuis le début de cette crise, il y a aussi l’idée de préparer des voies alternatives pour que nous ne soyons pas dépendants de blocages ici ou là »
, a reconnu Jean-Noël Barrot.
« Après avoir renversé le dictateur sanguinaire Bachar el-Assad il y a un an et demi maintenant, la Syrie est en train de se réunifier, de se renforcer et de devenir potentiellement un carrefour pour les échanges économiques, que ce soit dans le domaine de l’énergie, mais aussi dans le transfert des données »
, a estimé le ministre. « C’était le premier message que nous venions apporter avec le président de la République. »









