- La canicule se poursuit et s’intensifie même dans certaines régions : neuf départements du Nord-Ouest basculeront en vigilance rouge vendredi, selon Météo-France.
- Le niveau d’alerte orange s’étend quant à lui sur la quasi-totalité du pays, et la journée s’annonce à nouveau « étouffante » sur « beaucoup de régions ».
- L’épisode pourrait persister jusqu’en début de semaine prochaine, 14 juillet inclus.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Déjà persistantes depuis plusieurs jours, les fortes températures vont encore monter d’un cran sur une partie du pays. La vigilance orange va recouvrir la quasi-totalité de la métropole vendredi 10 juillet, mais surtout, neuf départements du quart Nord-Ouest vont basculer en rouge (nouvelle fenêtre), a annoncé Météo-France. Des pics à une quarantaine de degrés sont de nouveau attendus, tandis que cet « épisode caniculaire sévère et durable »
se poursuit et devrait se maintenir « jusqu’à mardi 14 juillet au moins »
.
Neuf départements seront concernés à partir de midi par la vigilance rouge à la canicule, le niveau d’alerte maximal (nouvelle fenêtre), à cheval entre le sud de la Bretagne, les Pays de la Loire et le Centre-Val-de-Loire : le Morbihan, l’Ille-et-Vilaine, la Mayenne, la Sarthe, la Loire-Atlantique, la Vendée, le Maine-et-Loire, la Vienne et les Deux-Sèvres. Par ailleurs, la vigilance orange progresse et remonte sur toute la façade Nord-Est de la France. L’ensemble du territoire sera ainsi coloré en orange, à l’exception de la pointe Nord, ainsi que de la Loire, la Lozère et l’extrême Sud-Est du pays. Seule la Corse-du-Sud sera classée en vert.
Des températures « en hausse sur une grande partie du territoire »
Ce jeudi, le mercure avait déjà affiché des niveaux vertigineux dans certaines régions (nouvelle fenêtre), « avec souvent 39 à 41 degrés »
dans le Languedoc-Roussillon par exemple, « jusqu’au côtier »
, indique le service de vigilance de Météo-France dans son dernier bulletin (nouvelle fenêtre). Selon des valeurs provisoires à 17 heures, 41,2 degrés ont même été enregistrés à Narbonne, dans l’Aude. Et de manière générale, le thermomètre a affiché régulièrement 33 à 38 degrés dans les départements en vigilance orange.
Une chaleur appelée à se maintenir et même s’intensifier pour les prochaines 24 heures. Une nouvelle nuit chaude se profile, avec 19 à 23 degrés attendus sur les deux tiers du pays, du sud de la Bretagne aux Alpes-Maritimes et aux côtes corses, en remontant jusqu’à la région parisienne. Des pics à 24 degrés sont à redouter localement, au niveau de la Vendée et des Pyrénées-Orientales.
Puis, sur la journée de vendredi, les températures seront « en hausse sur une grande partie du territoire »
, pointe ce service de vigilance. « Les 39-40 degrés seront atteints ou approchés du Poitou-Charentes aux Pays de la Loire et Centre-Val-de-Loire »
, précise-t-il, ajoutant qu’à Paris, le mercure devrait grimper jusqu’à 37 degrés (nouvelle fenêtre).
« C’est encore une journée étouffante qui s’annonce sur beaucoup de régions »
, insiste Météo-France dans son bulletin météorologique quotidien. Il anticipe entre 32 et 35 degrés au niveau « des frontières du Nord et du Nord-Est »
, tandis qu’« ailleurs les températures atteignent 36 à 39 degrés »
. Le thermomètre pourrait afficher jusqu’à 40-41 degrés (nouvelle fenêtre) « du nord de la Nouvelle-Aquitaine au Centre-Val-de-Loire »
.
Seules les côtes devraient connaître un répit relatif, avec « 28 à 32 degrés sur le littoral de Manche, aquitain et méditerranéen à la faveur de brises marines »
. Au niveau de la Méditerranée en particulier, les températures pourraient fortement baisser, après un début de semaine particulièrement chaud (nouvelle fenêtre). « Un flux maritime »
devrait faire chuter le mercure en particulier autour du golfe du Lion, jusqu’à dix degrés : les maximales « passent de 40 à 30 degrés à Perpignan »
, souligne le site de Météo-France (nouvelle fenêtre).
Un épisode qui devrait s’étirer « jusqu’à mardi 14 juillet au moins »
Pour les jours à venir, le temps devrait rester « très chaud »
(nouvelle fenêtre) sur le centre et l’ouest. La nuit de vendredi à samedi devrait être plus chaude encore que la précédente dans un large quart Nord-Ouest, avec 22 à 24 degrés attendus de la côte Atlantique en poussant jusqu’au bassin parisien. La côte Est de la Méditerranée devrait aussi être concernée, tandis que partout ailleurs, le mercure pourrait monter jusqu’à 23 degrés, à l’exception de la façade Nord-Est et Est, ainsi que des Pyrénées.
Des températures de 37 à 39 degrés sont attendues « entre l’ouest de la Bourgogne, l’Île-de-France, le Poitou-Charentes, les Pays de la Loire et le Centre-Val-de-Loire jusqu’à l’ouest aquitain et
le sud Bretagne
(nouvelle fenêtre)«
. Les maximales pourraient monter jusqu’à 35 degrés ailleurs en règle générale. Une « nouvelle hausse des températures est attendue »
pour la journée de dimanche ensuite : le seuil de 40 degrés devrait être atteint ou franchi en Nouvelle-Aquitaine et en Vendée, et l’ouest devrait plus largement affronter plus de 35 degrés.
Cette chape de chaleur ne devrait toujours pas se lever de sitôt : Météo-France estime que « la canicule devrait persister jusqu’à
mardi 14 juillet au moins
(nouvelle fenêtre), avant une possible baisse progressive des températures depuis l’ouest »
. Mais cette évolution devrait encore faire l’objet de précisions lors des prochaines prévisions.
Cet épisode succède à deux autres périodes de fortes températures précoces, fin mai puis sur la deuxième quinzaine de juin, cette dernière ayant été marquée par de nombreux records de chaleur, notamment la nuit. Sous l’effet du dérèglement climatique, ces épisodes sont appelés à devenir plus intenses, plus fréquents et à survenir plus tôt et plus tard au cours de l’année. Selon Météo-France, plus de la moitié des 53 vagues de chaleur enregistrées depuis 1947 ont eu lieu après 2010.









