- Depuis plusieurs années, les défis et jeux dangereux fleurissent en été.
- Et, poussés par les réseaux sociaux, qui en diffusent les images, ces expériences à sensations fortes convainquent de plus en plus de jeunes.
- Dernière tendance en date, le « døds », un plongeon venu de Norvège qui simule un plat, mais peut s’avérer très dangereux.
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Avec l’avènement des réseaux sociaux, les défis et autres jeux de plein air deviennent de plus en plus nombreux et conquièrent un nombre croissant de fans. Ces dernières années, en période estivale, une activité devient de plus en plus populaire auprès des adolescents : le « døds ». « Je l’ai vu au départ sur
TikTok
et Instagram. Et après, j’ai remarqué que de plus en plus de gens avaient commencé à en faire. Et je me suis dit, bon, pourquoi pas essayer ? »
, raconte Alexis, 19 ans, interrogé dans le reportage du 20H ci-dessus. Cette fois, le jeune homme est venu avec plusieurs amis pour sauter dans l’Hérault. « On se lance face à l’eau comme si on allait faire un plat. Et au dernier moment, on joint les pieds et les mains du mieux qu’on peut pour éviter l’impact sur la tête et éviter un plat justement »
, décrit-il encore.
Repli en « crevette »
Ce saut est originaire de Scandinavie, et notamment de Norvège, d’où son nom, qui signifie « plongeon de la mort ». Selon le site des Natural Games, l’objectif du pratiquant de sport extrême est de « simuler un atterrissage en plat, comme dans un saut mal exécuté, avant de se replier subitement en position fœtale afin d’atténuer l’impact à la surface de l’eau »
. « Dans la version dite classique, les athlètes s’élancent en étendant les bras et les jambes pour former un grand ‘X’ avec leur corps avant de se replier en
‘crevette’ au moment de l’impact avec l’eau. En revanche, dans la version ‘freestyle’, les plongeurs réalisent des figures acrobatiques aériennes (saltos, vrilles…) avant de toucher l’eau »
, est-il précisé.
Contrairement à la plongée traditionnelle, l’objectif n’est donc pas de minimiser les éclaboussures ou la forme parfaite, mais de maintenir une pose spectaculaire aussi longtemps que possible en plein vol, avant de limiter les dégâts au moment de l’impact.
Symbole du développement de la discipline, des championnats du monde de Døds ont lieu chaque mois d’août depuis 2008, à Oslo. Professionnel, Come Girardot est le spécialiste français de ce sport. Il s’élance, lui, à plus de 40 mètres de haut. Mais, signe de la dangerosité de ces sauts de la mort, même pour les meilleurs, il s’est fracturé deux vertèbres l’an dernier. L’accident a failli le laisser paralysé. Des risques dont est conscient le jeune Alexis. « Comme je débute, si je ferme mal au niveau de mon dods, c’est mon crâne qui va taper au lieu de mes poings. Et à force, ça peut faire mal à la tête. C’est pour ça que je progresse petit à petit »
, sourit-il.
D’autres adeptes de l’adrénaline et des réseaux sociaux optent plutôt pour le parkour, notamment sur les toits des grandes villes. Avec, là encore, son lot de risques et de blessures potentielles, ajoutés à l’illégalité de la pratique dans la plupart des cas.









