- Météo-France a placé 83 départements en vigilance orange ce vendredi 14 août… mais aucun en rouge.
- Pourtant, la vague de chaleur est déjà plus longue que l’épisode de 2003, et les températures avoisinent ou dépassent parfois les 40°C.
- Comment l’expliquer ?
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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La France suffoque… mais ne voit pas rouge. Pour la cinquième fois depuis le mois de mai, une grande partie du pays est touchée par un épisode caniculaire. Jeudi 13 et vendredi 14 août, des températures parfois supérieures à 40°C ont été recensées, des valeurs inédites dans certaines villes pour un mois d’août. Et si le week-end du 15 août devrait entraîner une baisse progressive du mercure, la vague de chaleur, elle, demeure bien présente : elle a d’ores et déjà dépassé, en durée, celle de 2003, a indiqué ces dernières heures Météo-France.
Une vague de chaleur qui n’en finit plus, des records de températures battus… Le cocktail idéal pour passer au plus haut niveau d’alerte ? Pas vraiment. Aucun département n’a été placé en vigilance rouge canicule par l’organisme météorologique pour cet épisode, 83 étant en vigilance orange. En juin, pour un phénomène météorologique similaire, 72 départements avaient été placés en vigilance rouge, un record. Plusieurs dizaines avaient subi le même sort en juillet.
Toutefois, la vigilance rouge ne dépend pas uniquement des températures attendues, ni de la durée de la vague de chaleur, précise Météo-France. « La longueur d’une vague de chaleur ne donne pas automatiquement une indication sur les niveaux de vigilance canicule appliqués localement »
, insiste auprès de TF1info le service officiel de météorologie en France. « Le dispositif de vigilance canicule est à distinguer de la notion climatologique de vague de chaleur. »
Une décision commune à Météo-France et aux autorités sanitaires
En juin, Météo-France avait précisé les critères pour un passage d’un département en vigilance rouge canicule. Parmi eux figuraient la durée du phénomène, mais aussi son intensité, son extension géographique ainsi que son impact sanitaire et sociétal. Autant d’éléments qui « tiennent compte de la sensibilité locale à la canicule, en se basant sur les événements passés, les conséquences observées et le niveau d’acclimatation du département »
, précisait l’agence météorologique… qui n’est pas la seule à prendre une telle décision.
« Le passage en vigilance rouge résulte d’un croisement de dires d’experts météorologues, qui s’attachent sur le plan météorologique à évaluer le caractère inhabituel pour chaque département, et d’experts épidémiologiques qui jaugent le risque sanitaire attendu en termes de surmortalité et la part de la population potentiellement impactée »
, nous indique encore Météo-France. « Il s’agit donc d’une codécision entre Météo-France et les autorités sanitaires (Santé publique France, Ministère de la Santé). »
Qui n’ont donc pas décidé d’imposer un 11ᵉ épisode de vigilance rouge canicule depuis 2004 et le début de ces vigilances pour de tels phénomènes. Deux ont eu lieu en 2019, un en 2020, deux en 2022, un en 2023, deux en 2025 et donc au moins autant en 2026. L’expression « jamais deux sans trois » attendra.