- Donald Trump ferait pression sur ses collaborateurs pour organiser une rencontre avec le dirigeant nord-coréen, selon le « Wall Street Journal ».
- L’entrevue pourrait avoir lieu en novembre, en marge d’un sommet international en Chine.
- Objectif affiché : relancer les négociations sur le programme nucléaire de Pyongyang, au point mort depuis 2019.
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Le second mandat de Donald Trump
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Donald Trump veut renouer avec Kim Jong Un. D’après le Wall Street Journal
(nouvelle fenêtre), qui s’appuie sur des responsables américains, le président américain presse son entourage d’organiser une rencontre avec le dirigeant nord-coréen dès l’automne. Il s’agirait pour lui de reprendre le fil d’une entreprise diplomatique lancée durant son premier mandat, avec un objectif inchangé : obtenir de Pyongyang l’abandon de son programme d’armement nucléaire.
Selon le quotidien économique, le locataire de la Maison Blanche aurait évoqué en privé la tenue d’un entretien en tête-à-tête à l’occasion de son prochain voyage en Asie. Un déplacement qui pourrait intervenir en novembre prochain, lorsque les dirigeants mondiaux se réuniront à Shenzhen, en Chine, pour le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique.
Si elle se concrétisait, cette entrevue serait la quatrième entre les deux hommes. Donald Trump avait en effet fait sensation en juin 2018, en rencontrant Kim Jong Un à Singapour, devenant le premier président américain en exercice à s’entretenir avec un dirigeant nord-coréen (nouvelle fenêtre). Un deuxième sommet s’était tenu à Hanoï (Vietnam) en février 2019, mais il avait tourné court : les deux délégations s’étaient séparées sans accord, achoppant sur la levée des sanctions et le démantèlement des installations nucléaires.
Quelques mois plus tard, en juin 2019, Donald Trump avait renouvelé le geste symbolique en retrouvant Kim Jong Un dans la zone démilitarisée (nouvelle fenêtre) qui sépare les deux Corées, franchissant même brièvement la frontière, une première pour un président américain. Depuis, les négociations sont au point mort, et Pyongyang a poursuivi le développement de son arsenal.
Un pays « non menaçant et respectueux »
Une potentielle nouvelle rencontre en perspective donc, et ce, alors que la Corée du Sud et les États-Unis viennent d’écourter de six jours leurs exercices militaires (nouvelle fenêtre) conjoints, après que Donald Trump les a jugés « totalement inappropriés et hostiles »
envers la Corée du Nord, « pays non menaçant et respectueux »
, invoquant au passage… sa « très bonne relation »
avec Kim Jong Un.
Interrogé en début de semaine sur un éventuel signal favorable envoyé par le dictateur nord-coréen, le locataire de la Maison Blanche a simplement répondu « oui, il l’a fait »
, sans préciser si les deux hommes avaient échangé. Pyongyang, de son côté, a répété mercredi par la voix de son agence officielle KCNA que les manœuvres américano-sud-coréennes constituaient « la menace la plus immédiate et la plus franche »
pour sa sécurité.