- La mairie de Cannes a annoncé avoir doté sa police municipale de détecteurs de protoxyde d’azote.
- Ces dispositifs permettent d’identifier la présence du gaz « dans l’air expiré, à l’instar d’un éthylotest pour l’alcool ».
- Un premier conducteur a été verbalisé.
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Une première en France, se félicite la mairie de Cannes (Alpes-Maritimes). Ce samedi 22 août, la municipalité a annoncé avoir doté sa police municipale de trois détecteurs de protoxyde d’azote pour des contrôles de sécurité routière, alors que la France vient tout juste de renforcer son arsenal juridique contre ce gaz hilarant avec la loi Ripost. « Cannes devient la première mairie de France à doter sa police municipale de trois détecteurs de protoxyde d’azote »
, se réjouit la municipalité dans un communiqué. Ces dispositifs permettent d’identifier la présence du gaz « dans l’air expiré, à l’instar d’un éthylotest pour l’alcool ».
De plus en plus utilisé à des fins récréatives, populaire chez les adolescents qui ignorent souvent ses dangers neurologiques (paralysie, asphyxie, irrégularité du rythme cardiaque), le gaz « altère fortement les capacités de conduite et
représente un danger majeur pour la sécurité routière
«
, rappelle la mairie.
Le détecteur – fabriqué par l’entreprise aixoise Olythe – dont s’est équipé la ville n’étant pas homologué, la verbalisation se fait sur la base d’un arrêté municipal de 2025 interdisant la vente de bonbonnes de protoxyde d’azote, reconnaît la mairie. « Le cadre juridique ne prévoit pas encore une réponse judiciaire précise »
, reconnaît le maire David Lisnard (Nouvelle Énergie, ex-LR), candidat à l’élection présidentielle de 2027 et président de l’Association des maires de France. « Pour autant, nous anticipons la loi Ripost (…) À Cannes, j’ai pris la décision de privilégier la sécurité des usagers. Le dispositif est très fiable (…) et renforce notre combat local contre ce fléau. »
Dix dépistages et un conducteur verbalisé dans la nuit de vendredi à samedi
Dans la nuit de vendredi à samedi, dix dépistages ont été réalisés. Un conducteur a été testé positif et verbalisé, précise le communiqué. Son véhicule a été immobilisé et le conducteur a dû attendre plus d’une heure avant un nouveau dépistage, cette fois négatif, l’autorisant à reprendre le volant, détaille la mairie. Dans ce même véhicule, un passager a été verbalisé pour consommation de protoxyde d’azote et trois autres pour détention de bonbonnes.
En France, la loi Ripost prévoit notamment l’interdiction générale de la vente de protoxyde aux particuliers, avec une entrée en vigueur prévue au 1er février 2027.