- Édouard Philippe est opposé à un moratoire sur l’immigration légale proposé par son soutien Gérald Darmanin.
- « Il n’y aura pas de moratoire sur les étudiants étrangers », « pas de moratoire sur l’immigration de travail », a assuré le candidat à la présidentielle.
- Le président d’Horizons parle de « différence » et non de « divergence » avec le garde des Sceaux, qui exhorte le maire du Havre à être plus ferme sur le sujet.
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Déjà de l’eau dans le gaz ? Édouard Philippe a affirmé, samedi 29 août, s’opposer à un moratoire général sur l’immigration légale, rejetant ainsi une proposition phare du ministre de la Justice Gérald Darmanin qui a pourtant rallié sa candidature à la présidentielle et qui l’accueille dimanche pour sa rentrée politique.
« Je veux continuer à accueillir des étudiants étrangers, donc il n’y aura pas de moratoire sur les étudiants étrangers »
, a expliqué le candidat du parti Horizons à l’Élysée lors d’un débat avec l’ancien président socialiste François Hollande organisé par le cercle de réflexion Laboratoire de la République à Sens, dans l’Yonne, et diffusé sur LCI. « Et il n’y aura pas de moratoire sur l’immigration de travail »
, « dont nous avons besoin »
, a ajouté l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron.
Il était interrogé sur le « moratoire de trois ans sur l’immigration légale »
proposé en mai par le garde des Sceaux, son nouvel allié dans la course présidentielle. Gérald Darmanin a annoncé mi-août son soutien à Édouard Philippe, tout en l’exhortant à être plus ferme sur les questions d’immigration. Les deux hommes doivent se retrouver dimanche à Tourcoing, fief du ministre de la Justice dans le Nord, où le candidat sera l’invité vedette de sa réunion de rentrée.
Je ne crois pas que ça soit une divergence
Je ne crois pas que ça soit une divergence
Edouard Philippe
« Je ne crois pas que ça soit une divergence. Gérald Darmanin a raison de dire que nous avons besoin d’une politique migratoire plus ferme. Je l’ai dit pour Mayotte, j’ai eu l’occasion, après la crise migratoire à Ceuta, de faire un certain nombre de propositions, notamment l’instauration d’un ‘verrou Schengen' »
, a ensuite estimé Édouard Philippe auprès de la presse. « J’indique juste, c’est ma petite différence, que même s’il faut être beaucoup plus ferme, nous allons continuer à délivrer des titres de séjour pour des étudiants étrangers qui viennent en France »
, a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, « nous allons continuer à délivrer quelques titres de séjour pour les étrangers qui ont des compétences dont nous avons besoin et qui viennent travailler sur notre territoire. (…) Je n’ai jamais entendu personne m’expliquer qu’il ne fallait pas accepter que des médecins formés à l’étranger, qui veulent travailler en France, puissent le faire »
, a ajouté le président d’Horizons.