- La France compte jusqu’à 19 jours fériés en fonction des territoires.
- Mais tous ne sont pas obligatoirement chômés, et les règles varient selon les situations.
- Voici ce que dit la loi sur vos droits en tant que salarié.
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Jours chômés, ponts, majoration de salaire… Les jours fériés (nouvelle fenêtre) sont souvent source de confusion. La France compte 11 jours fériés légaux, régis par le Code du travail comme le rappelle le site du Service Public (nouvelle fenêtre). Certaines communes d’Alsace-Moselle, ainsi que les territoires d’Outre-mer ont également leurs jours fériés propres, ce qui fait monter le compteur total à 19. Voici le calendrier 2027 des jours fériés :
- Jour de l’An : vendredi 1er janvier
- Lundi de Pâques : lundi 29 mars
- Fête des travailleurs : samedi 1er mai
- Ascension : jeudi 6 mai
- Victoire de 1945 : samedi 8 mai
- Lundi de Pentecôte : lundi 17 mai
- Prise de la Bastille (1789) : mercredi 14 juillet
- Assomption : dimanche 15 août
- Toussaint : lundi 1er novembre
- Armistice de 1918 : jeudi 11 octobre
- Noël : samedi 25 décembre
Les autres jours fériés spécifiques à certains territoires :
- Vendredi saint (Alsace-Moselle) : vendredi 26 mars
- Abolition de l’esclavage Mayotte : mardi 27 avril
- Abolition de l’esclavage Martinique : samedi 22 mai
- Abolition de l’esclavage Guadeloupe et Saint-Martin : jeudi 27 mai
- Abolition de l’esclavage Guyane : jeudi 10 juin
- Abolition de l’esclavage Saint-Barthélemy : samedi 9 octobre
- Abolition de l’esclavage La Réunion : lundi 20 décembre
- 2e jour de Noël (Alsace-Moselle) : dimanche 26 décembre
Le 1er mai, seul jour vraiment obligatoire
Tous les jours fériés ne sont pas automatiquement chômés. Selon l’article L. 3133-1 du Code du travail, seul le 1er mai est obligatoirement non travaillé pour l’ensemble des salariés. C’est le seul jour où l’employeur ne peut pas vous demander de venir, sauf dans les établissements dont l’activité ne peut pas être interrompue (hôpitaux, transports publics…). Dans ce cas, le salarié qui travaille ce jour-là a droit, en plus de son salaire habituel, à une indemnité égale au montant de ce salaire, soit une majoration de 100%.
Pour les dix autres jours fériés, c’est une autre histoire. Ils peuvent être chômés si un accord d’entreprise ou une convention collective le prévoit, ou si l’employeur le décide. Si un jour férié tombe un jour habituellement non travaillé, vous n’avez droit à aucune indemnisation supplémentaire, ni à un jour de récupération, sauf disposition contraire de votre convention collective, note le site du ministère du Travail et des Solidarités (nouvelle fenêtre).
Ponts, congés payés et journée de solidarité : ce qu’il faut savoir
Un pont correspond à un ou deux jours chômés entre un jour férié et un week-end. Il n’est pas systématique et demeure à l’appréciation de l’employeur qui décide, après consultation du comité social et économique. Par ailleurs, il peut aussi exiger que les heures non travaillées soient récupérées ultérieurement, sans majoration de salaire.
Si un jour férié tombe pendant des congés payés, il existe des règles bien spécifiques citées par le ministère du Travail. S’il est chômé dans votre entreprise, il ne sera pas décompté de vos congés. En revanche, s’il est travaillé dans votre entreprise, il compte comme un jour de congé ordinaire, vous devrez donc poser un jour.
Parmi les jours fériés se cache aussi une autre spécificité, celle de la journée de solidarité. Mise en place en 2004, elle sert à financer les actions en faveur des personnes âgées ou handicapées. Elle correspond à une journée de travail non rémunérée dans l’année. En pratique, elle se déroule souvent le lundi de Pentecôte, mais peut aussi prendre d’autres formes selon les accords d’entreprise comme une journée de RTT.