- Le gouvernement a annoncé, mardi 22 septembre, maintenir son aide de 15 centimes le litre pour le gazole non routier (GNR), utilisé par les agriculteurs.
- Mais face à la flambée des prix, il faut aller plus loin en doublant le montant de ce dispositif, a plaidé la FNSEA.
- Il faut désormais une « prise en charge par le gouvernement » de 30 centimes, a exhorté son président Arnaud Rousseau.
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Moyen-Orient : avec la guerre, les prix des carburants et du gaz s’envolent
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En pleine flambée des prix à la pompe, la FNSEA estime que son secteur n’est pas suffisamment soutenu par l’exécutif. Le premier syndicat d’agriculteurs a réclamé un doublement des aides aux agriculteurs pour l’achat de gazole, invoquant l’envolée des prix des carburants (nouvelle fenêtre) sur fond de conflit au Moyen-Orient. Plus tôt dans la journée, le gouvernement avait annoncé reconduire l’aide actuelle « à l’identique »
jusqu’au 31 décembre, mais ouvrait la porte à un « aménagement »
.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux de la FNSEA, son président Arnaud Rousseau a déclaré qu’il demandait le passage de l’aide pour l’achat de gazole non routier (GNR) à 30 centimes par litre, contre 15 centimes depuis avril. « Depuis le début de la semaine, le gazole non routier pour l’agriculture a dépassé 1,50 euro hors taxe du litre, rendant son acquisition extrêmement difficile pour les agriculteurs à la veille des travaux d’automne »
, a-t-il détaillé.
Des remboursements qui « tardent » dans plusieurs départements
Quelques heures plus tôt, plusieurs ministres rassemblés pour une conférence de presse au ministère de l’Économie avaient annoncé prolonger les aides aux agriculteurs (nouvelle fenêtre) jusqu’au 31 décembre, au même titre que les pêcheurs et le secteur du BTP. « Faire front commun, c’est aussi aider les secteurs et les professions les plus exposés à cette hausse des prix du carburant »
, a justifié le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin.
Dans un communiqué, Bercy a ainsi indiqué prolonger l’aide pour le GNR pour les agriculteurs « à l’identique »
, soit à 15 centimes le litre. Ce montant pourra toutefois encore faire « l’objet d’aménagement dans le cadre des consultations en cours »
dans le cadre du plan du gouvernement pour aider la profession face à la sécheresse agricole (nouvelle fenêtre).
, a réagi Arnaud Rousseau. Mais maintenant que
« Pour nous, les 15 centimes annoncés par le gouvernement tenaient la route à partir du moment où le gazole était autour de 1,20 euro »« cette barre de 1,50 euro »
a été franchie, il faut une « prise en charge par le gouvernement »
de 30 centimes, a-t-il plaidé.
Le syndicat souhaite aussi que cette aide vienne « directement en pied de facture »
. « Nous nous rendons compte que les remboursements d’avril, de mai, de juin tardent dans un certain nombre de départements. Ça n’est pas acceptable pour les agriculteurs de faire cette avance de trésorerie »
, a déploré Arnaud Rousseau, appelant ainsi à « accélérer les remboursements, qu’ils soient immédiats »
.
L’objectif est que « nous puissions tenir dans un moment extrêmement difficile et de tension sur l’accès à l’énergie pour nos tracteurs »
, a-t-il encore insisté. De son côté, Bercy a assuré dans son communiqué que les paiements aux agriculteurs « seront accélérés en expertisant la possibilité d’un versement d’avance »
. De manière générale, « on est montés en régime de croisière »
et « les versements seront aussi rapides que possible »
pour l’ensemble des dispositifs d’aide, a déclaré lors de la conférence de presse le ministre de l’Économie, Roland Lescure.