- Dans une allocution de 8 minutes, Marine Le Pen a dénoncé, dimanche 18 octobre, « une crise profonde » qui « fait peser une menace sur la démocratie ».
- La candidate du RN à l’élection présidentielle a estimé que « la République est atteinte » au lendemain des heurts et pillages en marge des mobilisations du 17 octobre.
Suivez la couverture complète
Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Une posture de présidentiable. Assise derrière son bureau devant un drapeau français et sa robe d’avocate, Marine Le Pen a réagi, dimanche 18 octobre, aux violences qui ont marqué le 17 octobre en marge de la mobilisation sociale « contre la vie chère ». La candidate du RN à la présidentielle a déploré « une crise profonde de confiance, d’autorité, qui fait peser une menace sur la démocratie »
et appelé « tous les Français au calme, à la dignité et à la retenue républicaine »
.
Dans une allocution vidéo de 8 minutes, au ton très solennel, postée sur ses réseaux sociaux, la cheffe de file du RN a fustigé un « pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté »
, dressant le constat d’une France « prise en étau, voire en otage, entre la violence et l’impuissance »
. « L’autorité de l’État est défiée. (…) La République est atteinte »
, a-t-elle pointé, estimant que la France « paie des décennies de renoncement ».
« Hier, notre pays a été malmené, maltraité, mis à sac. (…) La France ne peut pas, ne doit pas et ne s’habituera jamais à de telles scènes »
, a insisté Marine Le Pen. « Des millions de Français sont en colère, mais ne cassent pas, ne pillent pas. (…) LFI et ses branches sont des pyromanes sociaux, ils ajoutent un problème au problème »
, poursuit-elle, « condamnant l’instrumentalisation politique »
de ces événements.
Un pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté
Un pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté
Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle
Favorite à l’Élysée, largement en tête de notre dernier sondage Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio, Marine Le Pen a promis dans son allocution « une autre voie, celle de l’autorité et de la sécurité retrouvée, celle de la souveraineté et de la démocratie respectée »
, s’engageant notamment à appliquer « la règle du casseur-payeur »
si elle arrive au pouvoir.
Un peu plus tôt, Jordan Bardella a affirmé lors d’un point presse que « l’ordre n’existe plus aujourd’hui en France »
. « La France a été humiliée hier soir »
, a-t-il martelé, en visite dans un commissariat parisien pour apporter son « soutien »
aux forces de l’ordre, dénonçant un dispositif « manifestement (…) sous-dimensionné »
. « Je laisserai le soin au ministre de l’Intérieur de rendre des comptes »
, a-t-il ajouté.
Interrogé sur ce qu’il attendait de l’allocution à venir d’Emmanuel Macron à 20h, il a répondu « qu’il demande pardon et qu’il s’en aille »
, appelant les Français à « faire les bons choix politiques »
lors de l’élection présidentielle.