- Au lendemain des violences du 17 octobre, en marge des mobilisations « contre la vie chère », Emmanuel Macron s’est exprimé depuis le palais de l’Élysée.
- Le chef de l’État a appelé à ne pas « confondre » les manifestants aux « revendications légitimes » avec « ceux qui ont détruit, cassé, pillé ».
- Il a aussi déclaré que les préfets « prendront les décisions » qui s’imposent pour protéger les villes, allant jusqu’à « interdire » « certains rassemblements ».
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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« De la honte et de la colère. »
Emmanuel Macron a promis, dimanche 18 octobre, la fermeté contre les auteurs des violences en marge des manifestations du 17 octobre « contre la vie chère », mais aussi « la transparence »
sur le dispositif de maintien de l’ordre, alors que de nouvelles tensions ont éclaté à Paris et à Lyon.
Dans une allocution enregistrée d’une dizaine de minutes, le président de la République a dénoncé « des factieux issus de groupuscules d’ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants »
, qui « se sont livrés à une violence débridée dans nos villes »
. Mais « jamais nous ne devons confondre »
les manifestants aux « revendications légitimes »
avec « ceux qui ont détruit, cassé, pillé »
, a ajouté le locataire de l’Élysée.
Lecornu réunira les partis, syndicats, collectivités et parlementaires
Le chef de l’État a insisté sur « la transparence »
quant à la stratégie de maintien de l’ordre employée la veille. Il a demandé au gouvernement, notamment « au ministre de l’Intérieur »
Laurent Nuñez, de « tirer toutes les leçons »
et disant attendre « des réponses claires »
. Dans les prochains jours, les préfets « prendront les décisions »
afin de « protéger nos villes »
, « y compris en allant jusqu’à interdire »
certains rassemblements, a annoncé Emmanuel Macron, qui maintient son déplacement de trois jours prévu au Moyen-Orient.
Par ailleurs, il a indiqué que Sébastien Lecornu réunirait « dans les prochains jours »
l’ensemble des partis politiques afin de condamner les violences « sans ambiguïté »
, mais aussi les syndicats, organisations étudiantes, collectivités et parlementaires afin de « construire »
des solutions quant aux revendications sociales. « Nous ne pouvons demander à notre jeunesse de croire en l’avenir sans lui donner la possibilité de construire les réponses et d’être autour de la table. »
« Chacun doit prendre ses responsabilités. Le pays a besoin d’ordre, d’apaisement et pas d’une escalade »
, a plaidé Emmanuel Macron, prônant, à six mois du 1ᵉʳ tour de la présidentielle, des débats « avec les partis et pas dans la rue »
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