- Des cagnottes ont été mises en place pour permettre à des commerçants pillés en marge des mobilisations du 17 octobre de redémarrer.
- Certains ont déjà récolté des dizaines de milliers d’euros.
- Une équipe de TF1 a recueilli le témoignage de deux d’entre eux, touchés par cet élan de solidarité.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Le traumatisme est toujours très vif. Quarante-huit heures après le pillage de sa boutique dans le centre de Paris, Sohal Hoque a de nouveau une raison d’espérer. Pour l’aider, une cagnotte en ligne a été lancée via un QR code. « Moi je ne savais pas du tout ça. Et quand j’ai découvert ça, ça m’a impressionné »,
glisse dans le reportage en tête de cet article ce gérant associé de l’établissement « Lyca » 75 Rashadul. « Ce matin on était là à 2.600, 2.700 euros. Ça nous touche beaucoup, beaucoup »,
témoigne-t-il.
La cagnotte dépasse désormais les 4.500 euros, vingt-quatre heures après son lancement. Cet argent lui servira à sécuriser son magasin qui fait aussi relais colis et à payer ses charges en attendant l’argent de l’assurance. « Avec ça, on va faire les travaux et on va recommencer les activités le plus rapidement possible »
, assure-t-il.
Bienvenue, une habitante qui vit dans le quartier depuis vingt ans, est à l’origine de cet élan de solidarité, avec ses voisins. « Comme j’ai vu la situation, tel que ça s’est passé, à leur place, je n’aurais pas les moyens de me relever. Et j’ai dit : on fait une petite quête pour avoir quelque chose »,
explique-t-elle à notre micro.
C’était un assaut
C’était un assaut
Aline Li, cogérante d’un bar-tabac et restaurant incendié
Les exemples de générosité se multiplient dans le quartier, où d’autres cagnottes ont été lancées par des particuliers. L’une d’elles frôle ce soir les 90.000 euros. Aline Li, cogérante du bar-tabac et restaurant « La Barrique » dans le Xᵉ arrondissement de Paris, a vu son établissement totalement ravagé par des centaines de pilleurs, comme le montrent les images ci-dessus.
Blessée lors de l’attaque, cette dernière a pu compter sur les riverains pour lui envoyer ses vidéos filmées depuis leur balcon. « On ne peut pas récupérer grand-chose de ce qu’il y a de la vidéosurveillance. Et de la vue extérieure, il n’y a pas de débat possible. C’était un assaut »,
dénonce-t-elle. Elle va maintenant transmettre ces preuves aux autorités ainsi qu’à son assureur afin d’être indemnisée rapidement, et accueillir à nouveau, dès que possible, les habitants du quartier.