- Les premiers couvre-feux partiels ont été appliqués dans le calme lundi soir dans plusieurs villes de France.
- Laurent Nuñez, sous un feu croisé de critiques, a promis davantage de forces de l’ordre samedi prochain pour encadrer la prochaine manifestation.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Minute par minute
LES GRANDS RENDEZ-VOUS DU JOUR
Sous pression, le gouvernement prévoit une nouvelle série de réunions d’urgence aujourd’hui, à commencer par une rencontre avec les représentants des « principales plateformes de réseaux sociaux ».
De son côté, Bercy accueillera de son côté un « conseil des entreprises exceptionnel », en présence des ministres Roland Lescure (Économie), Jean-Pierre Farandou, Serge Papin et David Amiel (Comptes publics). « Nous annoncerons les mesures de soutien aux commerçants et artisans directement impactés, pour leur assurer une reprise rapide de leur activité », a précisé Roland Lescure.
LILLE
Certains l’ignoraient, d’autres ont testé les limites. À Lille, un couvre-feu est en place depuis hier soir et jusqu’à mercredi. Le point sur place avec notre correspondant tôt ce matin.
Paris, Lyon, Lille… première nuit sous couvre-feu
PREMIÈRE NUIT DE COUVRE-FEU
Les premiers couvre-feux sont entrés en vigueur lundi soir dans plusieurs villes de France, tandis que l’exécutif, sous un feu croisé de critiques, réaffirme vouloir la fermeté dans la réponse pénale aux auteurs des pillages et de violences. Cette première nuit, sous haute surveillance, s’est déroulée dans le calme.
Couvre-feu : la fermeté après le chaos
BONJOUR
Bienvenue dans ce direct consacré aux suites des violences qui ont eu lieu en marge d’une mobilisation contre la vie chère samedi 17 octobre. Suivez ici, tout au long de la journée, les dernières informations et les éclairages de nos spécialistes.
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L’exécutif montre les muscles. Deux jours après les violences commises en marge de la mobilisation du 17 octobre, les premiers couvre-feux partiels sont entrés en vigueur lundi soir dans plusieurs villes de France. À Paris, Lyon, Bordeaux, Lille ou encore Nice, ils ont débuté entre 20 et 22h, dans certaines portions de ces métropoles seulement. Concernant Lille, Bordeaux et Nice, ces interdictions de circuler ne concernent que les mineurs.
Dans la capitale, c’est la place de la République ainsi que le quartier des Halles, scènes de nombreux pillages ces derniers jours, qui ont été concernés jusqu’à 6h. Il est également interdit d’y manifester depuis 20h, comme dans d’autres quartiers de Paris (Champs-Élysées, Bastille…).
En déplacement du côté de Marseille, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a jugé ces couvre-feux « nécessaires »
. Il a par ailleurs promis, après s’être entretenu avec le maire Benoît Payan, davantage de forces de l’ordre samedi prochain pour encadrer la prochaine manifestation. « On déploiera un dispositif policier très important et qui sera de toute façon plus nombreux que ce qu’il était samedi dernier »
, a-t-il assuré à l’édile phocéen.
Critiqué sur sa droite pour un manque présumé de fermeté, l’exécutif a annoncé, par la voix de Gérald Darmanin, invité du 20H de TF1, 2.513 gardes à vue, beaucoup toujours en cours, et 67 personnes incarcérées. Le garde des Sceaux a « demandé à l’ensemble des parquets de France qui se sont mobilisés, depuis samedi, jour et nuit, d’avoir une extrême fermeté, d’être impitoyables envers les casseurs. »
Le ministre a également indiqué avoir envoyé « une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée ».
Ce qui permettra de faire passer les gardes à vue de 48 à 72 heures et « faire des géolocalisations des écoutes téléphoniques qui vont nous permettre de savoir (…) où ils étaient au moment où on a pillé des magasins, attaqué des mairies »
.
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