- Le gouvernement a fait plusieurs annonces en faveur des lycéens dans l’espoir d’apaiser leur colère.
- Ce mardi, le ministre des Comptes publics en a détaillé le coût et a rappelé sur TF1 que ces mesures devront être « financées par des efforts supplémentaires » dans le budget 2027.
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Remplacement progressif de Parcoursup, création de places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, rénovation des bâtiments de certains établissements, plafonnement du nombre d’élèves dans les classes de seconde… Le gouvernement a fait plusieurs annonces pour tenter d’apaiser la colère lycéenne et étudiante.
Si ces mesures ne font pas l’unanimité du côté des manifestants, qui appellent à poursuivre le mouvement, elles représentent une première avancée incontestable. Mais aussi un coût supplémentaire pour les finances publiques. « Le gros du montant des annonces d’hier, ce sont des investissements dans les bâtiments scolaires pour pouvoir les rénover. Cela coûte 5 milliards d’euros – 4 milliards d’euros de prêts qui seront réalisés par la Banque des Territoires et puis 1 milliard d’euros pour les bâtiments universitaires »
, indique David Amiel sur le plateau de Bonjour La Matinale de TF1.
« À côté de ça, c’est la création de 15.000 places dans l’enseignement supérieur et le plafonnement à 28 élèves du nombre d’élèves dans les classes de seconde entre 2027 et 2028 »
, ajoute-t-il.
Des « efforts supplémentaires » à venir
Dans un contexte budgétaire extrêmement contraint, ces annonces devront être « financées par des efforts supplémentaires »
, prévient le ministre des Comptes publics. « On ne peut pas promettre d’une main à la jeunesse et de l’autre l’étrangler par de la dette supplémentaire parce que les jeunes d’aujourd’hui, les enfants, les adolescents, sont ceux qui auront à rembourser la dette publique que l’on créerait aujourd’hui »
, poursuit-il, insistant sur le fait que, « pour 2027, l’objectif de 5% de déficit public reste évidemment intangible »
. « L’objectif, c’est que le 31 décembre prochain, on puisse confirmer que cet objectif de 5% a été tenu »
, insiste-t-il.
La priorité dans ce budget doit être la jeunesse
La priorité dans ce budget doit être la jeunesse
David Amiel
Mais la voie de passage s’annonce étroite au Parlement. « Ces dernières semaines, dans les débats à l’Assemblée nationale, c’est beaucoup de groupes politiques qui disent non à toutes les économies, quelles qu’elles soient. Non aux économies sur les arrêts de travail. Non aux économies sur les retraites. Non aux économies sur l’État. Non aux économies sur les collectivités locales »
, regrette le ministre. « Ce front du refus n’est pas possible »
, martèle-t-il.
Pour David Amiel, « la priorité dans ce
budget
doit être la jeunesse »
. « L’année dernière, le compromis politique a été réalisé autour de la suspension de la réforme des retraites. Je trouve que ce serait une meilleure nouvelle si cette année, on le noue pour la jeunesse, c’est-à-dire pour l’avenir de notre société »
, met-il en avant.
Or, « trouver un compromis pour la jeunesse, ça veut dire tenir notre déficit et réaliser les mesures nécessaires pour l’éducation et l’enseignement supérieur »
, souligne l’ancien député macroniste. « On aura l’occasion de faire des propositions supplémentaires dans le débat parlementaire »
, glisse-t-il.
Une première piste se situe du côté de la « lutte contre l’abus d’optimisation fiscale, contre certaines niches (fiscales) »
, qui pourrait « encore être renforcée ». « L’essentiel, c’est de ne pas faire des promesses de dupe à la jeunesse et donc de financer toutes les mesures nouvelles »
, conclut le patron des comptes publics.