- Depuis 2018, le Loto du patrimoine propose aux joueurs de participer au financement de la rénovation des monuments français.
- Mais si les tickets à gratter sont vendus 15 euros, la somme versée à la Fondation du patrimoine est bien plus modeste.
- Une équipe de TF1 vous explique.
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Le 13H
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Deux fois par semaine, avant d’aller au travail, Aline a un petit rituel : acheter et gratter un ticket « Mission patrimoine ». Chaque ticket lui coûte 15 euros. « Grâce à ça, on participe au patrimoine français, je trouve que c’est plutôt pas mal. C’est mon jeu préféré »
, indique-t-elle dans le reportage du 13H de TF1 en tête de cet article. Mais parmi les adeptes de ce programme, lancé en 2018 pour financer la restauration du patrimoine français, rares sont ceux qui connaissent le montant réellement versé à la Fondation du patrimoine pour chaque ticket : 1,86 euros.
« C’est une honte,
tranche un joueur face à notre caméra. 15 euros, 1,86 euros… Où passent les 14 euros qui restent ? »
Voici la réponse : 10 euros sont alloués aux lots des gagnants, 78 centimes aux commerçants, 96 centimes aux taxes, et 82 centimes reviennent à la FDJ.
Pourquoi le montant reversé au profit du patrimoine est-il aussi modeste ? « Aujourd’hui, on ne peut pas donner plus, parce que c’est un mécanisme de reversement des taxes qui reviennent à l’Etat, qui sont du coup reversées directement à la Fondation du patrimoine »
, explique auprès de TF1 Valentin Dano, directeur marketing à la FDJ. Selon lui, « ce n’est pas quelque chose qui peut changer puisque c’est fixé par décret et par la loi. »
La Fondation du patrimoine a malgré tout reçu 29 millions d’euros en 2025 grâce au Loto du patrimoine, soit 10% de plus qu’en 2024. « Le
Loto du patrimoine
nous amène quand même à un financement qui est non négligeable »
, estime François Coco, délégué territorial de la Fondation dans le Finistère, dans notre reportage. En outre, « la notoriété qu’a le Loto du patrimoine fait qu’aujourd’hui, le patrimoine est un peu plus connu. »
Le succès de l’arrondi en caisse
Un autre dispositif de microdon aux associations gagne en popularité : de plus en plus de commerçants proposent désormais à leurs clients d’arrondir leur paiement à l’euro supérieur au profit d’une œuvre caritative, par l’intermédiaire d’une entreprise. « Ça m’arrive régulièrement d’arrondir, c’est toujours pour des bonnes associations, et c’est souvent des petits centimes »
, témoigne une dame face à notre caméra. Ce dispositif a rapporté 38 millions d’euros aux associations en 2025.
Cette fois-ci, 90% des dons effectués via l’arrondi en caisse sont reversés à l’association choisie. Les 10% restants sont prélevés par l’entreprise proposant ce service : ils « couvrent nos frais de gestion, la technique, le juridique, le suivi »
, explique Pierre-Emmanuel Grange, fondateur de Microdon, qui précise : « Les enseignes partenaires, quant à elles, ne touchent aucune commission, et ne peuvent bien évidemment pas défiscaliser les dons, qui sont ceux des clients. »