- Les emblématiques cabines téléphoniques britanniques, dont le nombre a déjà largement diminué, sont peu à peu retirées du pays.
- Mais si en France, la plupart ont disparu pour de bon, elles sont restaurées outre-Manche.
- Des commandes sont passées du monde entier pour en avoir une, revisitée, comme le montre ce reportage du JT de TF1.
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Le 13H
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En bord de route sur une île écossaise ou à la plage dans le sud de l’Angleterre, partout, les cabines téléphoniques rouges symbolisent le Royaume-Uni. Mais ces icônes britanniques sont aujourd’hui davantage un objet de photographie qu’un outil de téléphonie. Il n’en reste que quelques milliers en fonctionnement ajourd’hui.
Retirées du paysage urbain, ces cabines arrivent dans l’atelier d’Andy Watson, qui les accueille en quête d’une nouvelle vie. Elles arrivent dans tous les états, mais derrière les apparences, rien n’est perdu selon lui. Les clients attendent leur cabine avec impatience, portés par un souvenir nostalgique. « Quand j’étais plus jeune, j’allais dans une cabine pour rappeler ma famille. C’est ce dont les gens se souviennent aujourd’hui. Ils ont ce souvenir iconique et ils en veulent une pour eux
« , explique Andy Watson dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article.
Plus de trois mois de travail par cabine
Il faut plus de trois mois de travail pour chaque cabine. Les ossatures sont poncées, réparées, repeintes, avant d’être réassemblées. Et les cabines séduisent au-delà des frontières britanniques. « On peut les envoyer partout dans le monde. On a des commandes d’Allemagne, des États-Unis en ce moment. Mais la majorité sont pour le Royaume-Uni
« , indique Andy Watson.
Musées, magasins et même particuliers s’offrent ce petit monument historique. Pour installer une cabine dans son jardin, il faut compter au minimum 3.500 euros. Les idées de transformation ne manquent pas : distributeur d’horoscopes et de cartes de tarot, défibrillateur, magasin de souvenirs. Liv a ouvert l’un des plus petits cafés de la capitale dans une cabine à l’intérieur entièrement réaménagé. Mais une règle demeure intouchable : « Quand j’ai reçu la cabine de la part de l’entreprise de téléphone, la seule règle, c’était de garder la couleur. De toute façon, ça me va. De quoi elle aurait l’air en rose ? Ce serait bizarre
« , confie-t-elle.
Certaines cabines ont été mises à disposition d’associations pour un euro symbolique. Vêtements, livres, produits d’hygiène, nourriture pour chiens et chats : l’organisateur de celle que montre notre reportage a pensé à tout, et chacun peut venir se servir librement. « On peut l’ouvrir 24 heures sur 24. On n’a pas besoin de personnel ni d’électricité
« , souligne-t-il. En tout, plus de 4 tonnes et demie de produits sont redistribués chaque année ici.
La transformation des cabines s’accélère, mais certaines sont classées monuments historiques et font partie du paysage anglais pour toujours.
La rédaction de TF1info | Reportage : Elise Stern, Fanny BOURDILLON