- L’État a exceptionnellement autorisé l’ouverture dominicale de magasins parisiens, après les dégradations et pillages en marge de la mobilisation du 17 octobre.
- Le dispositif concerne certains commerces de onze arrondissements.
- La Ville de Paris avait recensé 451 commerces vandalisés.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Un coup de pouce, bienvenu avant les fêtes. L’État a exceptionnellement autorisé l’ouverture le dimanche (nouvelle fenêtre) de commerces parisiens, afin de favoriser la reprise économique. « À la suite des violences urbaines survenues les 17 et 18 octobre 2026, le gouvernement a mis en place des mesures exceptionnelles afin de soutenir les commerces touchés par les pillages et les dégradations »
, a annoncé, vendredi 6 novembre, la préfecture de la région d’Île-de-France. « À Paris, des arrêtés préfectoraux viennent compléter les mesures économiques annoncées, en autorisant l’ouverture des commerces parisiens le dimanche. »
Ces « autorisations temporaires de dérogation »
à la règle du repos dominical (nouvelle fenêtre) concernent les commerces de détail alimentaires et les grands magasins des Iᵉʳ, IIᵉ, IIIᵉ, IVᵉ, VIIIᵉ, IXᵉ, Xᵉ, XIᵉ, XIIᵉ, XVᵉ et XXᵉ arrondissements. Les établissements concernés « pourront ouvrir exceptionnellement pendant trois dimanches consécutifs, à compter du 8 novembre »
, soit jusqu’au dimanche 22 novembre inclus. Ce dispositif pourrait être « complété »
et élargi aux « nouvelles branches qui en feront la demande »
, selon la préfecture.
Il faut dire que les commerces parisiens ne sont pas épargnés depuis le début des mobilisations. Fin octobre, la Ville de Paris avait recensé 451 commerces vandalisés lors des dégradations en marge des manifestations contre la vie chère du 17 octobre. Depuis, les commerçants durement touchés par ces violences urbaines réclamaient aux pouvoirs publics de pouvoir ouvrir le dimanche, à l’approche de la période clé de Noël. « C’est une demande des commerçants eux-mêmes, donc faciliter cette ouverture-là, c’est y répondre »
, avait ainsi expliqué la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.