Trois mois après que Donald Trump a imposé un cessez-le-feu à Gaza, le 10 octobre 2025, le « plan de paix » du président américain pour l’enclave demeure un chantier tout entier à définir, soumis à l’attention épisodique qu’il porte à ce conflit. Craignant l’inertie, la Maison Blanche a donc fini par annoncer, mercredi 14 janvier, l’ouverture de la « deuxième phase » du plan Trump. Elle entérine, avant toute reprise des négociations, la formation d’un comité national palestinien pour l’administration de Gaza, censé gérer à terme les ruines de l’enclave.
Cet organe est le fruit d’un accord entre les factions palestiniennes, conclu mercredi au Caire. L’Autorité palestinienne (AP) et le Hamas s’y sont entendus sur une liste de technocrates apolitiques, qui devraient être menés par Ali Shaath, un ingénieur, ancien vice-ministre de la planification de l’AP. Originaire de Gaza, M. Shaath a été choisi pour ne gêner personne : ni Israël, qui s’est longtemps opposé à toute implication de l’AP dans l’enclave, ni le Hamas, qui promet de ne remettre ses armes qu’à un gouvernement palestinien.
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