Avec sa 71e édition, c’est l’une des plus anciennes foires d’art du monde, et ses jeunes consœurs la courtisent comme jamais. La Brafa, à Bruxelles, événement généraliste comme la Tefaf de Maastricht, aux Pays-Bas, qui est encore, pour le moment, deux ou trois crans au-dessus, regroupe des marchands – 147 exposants venus de 18 pays, dont 24 nouveaux participants – capables de proposer un éventail d’œuvres qui vont de l’Antiquité, et même un peu avant, jusqu’à nos jours (l’art du XXe siècle est désormais majoritaire dans les stands). Et dans tous les registres, peinture, sculpture, dessin, livres, mobilier, design et même bijouterie : la galerie Epoque Fine Jewels présente ainsi un collier Art nouveau dit « aux chardons », réalisé par René Lalique vers 1905. L’événement avait attiré 72 000 visiteurs – et pas seulement belges – en 2025. Des gens pourvus d’un certain pouvoir financier ou culturel. La tentation est donc grande d’organiser des manifestations spécifiques au même moment, ce qui fait que Bruxelles connaît une semaine effervescente.
Le plus récent d’entre eux (il en est à sa troisième édition), Ceramics Brussels, foire d’art contemporain consacrée à ce seul médium, capte évidemment une partie du public de la Brafa. Mais en retour, il lui en amène un qui lui est spécifique : les conservateurs spécialisés en art contemporain, ou les représentants des maisons de mode ou de luxe, friands de ce genre qui, depuis que l’architecte Peter Marino, en remplissant la Samaritaine de ce type d’œuvres, a propulsé la céramique vers des niveaux d’intérêt rarement atteints. Plus ancien, et justifié par leur présence historique dans le quartier des Sablons, celui organisé par l’ASBL Civilisations – structure associative sans but lucratif dirigée par un comité de six professionnels locaux spécialisés dans les arts asiatiques, tribaux et antiques – réunit une vingtaine de galeries internationales.
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