Les deux vastes hangars du complexe Ifema qui accueillent chaque année la foire madrilène Arco, dans le nord-est de la capitale espagnole, n’ont ni le charme ni la centralité d’un Grand Palais, écrin d’Art Basel Paris, ou d’un Regent’s Park, pour la foire Frieze à Londres. Mais la grande foire d’art contemporain espagnole, lancée en 1982 en plein renouveau économique et culturel de la Movida, sait attirer les représentants des grandes institutions et les collectionneurs du monde entier, ainsi qu’une foule de curieux et d’amateurs d’art, avec quelque 200 galeries présentes et plus de 90 000 visiteurs chaque année.
L’une des grandes spécificités de la foire, dont les portes sont ouvertes depuis mercredi 4 mars et jusqu’à dimanche 8 mars, est de créer une passerelle entre le continent européen et l’Amérique latine. Si les galeries espagnoles – venues de tout le pays, avec un écosystème culturel plus décentralisé qu’en France – représentent 34 % des participants, plus de 30 % des galeries de la représentation internationale proviennent d’Amérique latine, avec une présence forte du Brésil et de l’Argentine.
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